Baptiste Serin : « Le Tournoi, je le regardais quand j’étais plus jeune »

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    Baptiste Serin : « Le Tournoi, je le regardais quand j’étais plus jeune »
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Baptiste Serin, l’une des révélations de la dernière tournée d’automne, s’apprête à disputer son premier Tournoi...

Scott Spedding nous disait récemment qu’il vous avait fallu adapter les entraînements cette semaine. Pourquoi ?

Le climat n’est pas top. Il fait vraiment très froid à Marcoussis. Alors, on travaille différemment. Sur la qualité plus que sur la quantité. Sur des détails, en somme. Il y a davantage de séance vidéo, aussi.

Que vous reste-t-il de la dernière tournée de novembre ?

Cet automne, on a pêché dans le réalisme et le pragmatisme. Ce sont des choses qui se règleront sur le terrain par la communication, la concentration…

Que représente le Tournoi des 6 Nations à vos yeux ?

Le Tournoi, je le regardais quand j’étais plus jeune. C’est un grand rendez-vous. IL y a beaucoup d’attente, beaucoup d’impatience. On a tous hâte d’être à Twickenham. Mon plus grand souvenir ? Un Crunch au Stade de France où on avait battu les Anglais. Ce jour-là (2004, 24-21, N.D.L.R.), Dimitri Yachvili avait marqué un essai dans le côté fermé après avoir tapé à suivre. C’était âpre et cela s’était décanté à la fin sur un coup de génie.

Comment se passent les entraînements avec Dimitri Yachvili ?

Très bien. Entre nous, ce fut une rencontre fortuite par le biais d’une journaliste (Sophie Surullo, N.D.L.R.). Depuis, on bosse ensemble. Dimitri est directif et je le demande. C’est un domaine qui demande beaucoup de précision, un secteur où il nous faut être très précis. Dimitri m’a par exemple demandé de changer la position de mes épaules au moment des tirs aux buts. Ce sont des petites choses, comme ça…

Son sang-froid était d’ailleurs impressionnant. Vous apporte-t-il quelque chose dans ce domaine là ?

Il est d’un naturel très calme. Dimitri Yachvili est une force tranquille. Il essaie de me l’inculquer.

Quel est votre objectif personnel ?

Jouer le plus grand nombre de matchs possibles. Et mon but, c’est de gagner avant tout. Nous sommes tous très frustrés d’avoir perdu ces deux matchs de très peu contre l’Australie et la Nouvelle-Zélande, en novembre dernier.

Cette chistera face aux All Blacks, ce seul geste a-t-il changé beaucoup de choses dans votre quotidien ?

C’est un geste qui a marqué les gens, oui. On souligne le geste mais on ne souligne pas la course de Louis (Picamolès, N.D.L.R.), qui comprend ma démarche à la perfection. S’il ne saisit pas le truc instantanément, c’est ballon au sol et récupération néo-zélandaise...

Marc Duzan
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