Vannes : si proche... et si loin à la fois

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    Vannes : si proche... et si loin à la fois
Publié le , mis à jour

Quatorzième, à sept longueurs de Béziers treizième, Vannes est à la lutte avec Albi pour ne pas descendre à l'échelon inférieur lors de la prochaine saison.

L'inquiétude grandit dans le camp du RC Vannes. Certes la perspective du maintien ne s'est pas encore envolée – mathématiquement tout est encore possible - mais il est désormais clair que l'affaire du deuxième à descendre – si l'on considère que pour Bourgoin l'affaire semble déjà pliée – se règlera entre Vannes et Albi. A moins d'un renversement de situation qui (re)mettrait les équipes de Béziers et Narbonne dans la course au maintien. Ce qui semble peu probable si l'on prend en référence leurs derniers résultats. Mais, sait-on jamais...

Cette situation précaire au classement, l'entraîneur Jean-Noël Spitzer l'avait anticipée dès le début de saison. "Nous connaîtrons des périodes difficiles". Ce qui était prévisible et redoutée est bien une réalité aujourd'hui, puisque le groupe reste sur 6 défaites consécutives.

 

"Nous n'avons pas toutes les ficelles" (Etienne Delangle – 2ème ligne)

 

Pourtant, qu'à à envier le RC Vannes aux autres compétiteurs ? Pas grand-chose, si ce n'est en fait l'essentiel. D'abord une capacité à tenir un résultat, mais également gommer ces petites erreurs qui, à ce niveau de compétition, se paient cash. " La pièce tombait du bon côté en début de saison. Aujourd'hui nous n'arrivons plus à renverser la tendance. L'effet de surprise ne joue plus. Nos adversaires nous attendent, savent que nous n'avons pas encore toutes les ficelles. Nous pêchons quelque part par inexpérience" explique Etienne Delangle. Pour l'entraîneur Jean-Noël Spitzer " Nous sommes capables de proposer un match solide en défense et en conquêtes. Mais comme souvent, nous sommes dominés individuellement sur des détails techniques et tactiques. Nous faisons beaucoup de choses bien, mais quand il faut faire le petit geste qui fait la différence et pas seulement pour marquer des points, mais aussi pour ne pas en prendre, nous ne sommes pas capables de le réaliser".

 

"Nous avons le niveau" (Alex Mourot ¾ centre)

 

Ce sentiment est également partagé par le pilier Blaise Dumas. "Nos matchs basculent sur des détails. Un moment d'inattention, un mauvais placement, un ballon perdu dans une zone de ruck, tout ceci a des conséquences funestes, alors que personne jusqu'à présent ne nous a largué dans le jeu". Convaincu que c'est par le travail qu'on s'en sortira" (dixit Blaise Dumas), le RC Vannes ne veut pas se la jouer défaitiste. "Entre nous le discours reste très positif" ajoute ce dernier. "Il nous manque cette once de chance, de réussite, qui fait basculer un match" complète Alexandre Mourot le ¾ centre. "Une victoire peut relancer la machine. On ne se sent pas dépassé et nous sommes au niveau. Et nous avons aussi les armes pour nous en sortir. Je reste convaincu qu'une victoire à Albi prochainement nous donnerait une toute nouvelle dynamique" conclut ce dernier. Acceptons-en l'augure.

 

Par Didier Le Pallec

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