Bru : « On veut rester fidèle à notre identité »

À la veille du "crunch", l'entraîneur des avants de l'équipe de France Yannick Bru a fixé le cap et livré les dernières décisions. Le buteur des Bleus samedi pour défier l'Angleterre sera bien Camille Lopez.

 

Qui sera le buteur de l'équipe de France samedi ?

Camille Lopez sera bien notre buteur numéro un pour affronter l'Angleterre. Certes, il n'a pas la même expérience qu'Owen Farrell à ce niveau, mais nous avons toute confiance en Camille. Avec son club de l'ASM, il est en très grande forme. Nous croyons vraiment en lui. 

Débuter par l'Angleterre...

C'est une bonne chose de débuter par le gros morceau tant qu'on a beaucoup de fraîcheur. On a eu plus de moyens que d'habitude pour préparer ce rendez-vous. Et personnellement, je préfère débuter par ce match que terminer contre l'Angleterre, favorite du Tournoi. Les plate-formes de conquête de jeu sont toujours très bonnes, quelque soient les joueurs. On a bien étudié les qualités de l'équipe anglaise. Et quelques soient les individus qui composent cette équipe, la philosophie sera la même. 

Quel est l'objectif fixé par le staff du XV de France ?

Nous sommes toujours dans cette logique de progression. Il sera important de mieux faire que lors de l'édition précédente.

Le « crunch » peut-il venir polluer cette logique de progression ?

Le cap que l'on s'est fixé, on va le maintenir, indépendamment de l'adversaire que l'on affronte. Cette histoire de Crunch, c'est plus dans la tête des joueurs et dans l'atmosphère générale. Mais, on veut rester fidèle à notre identité. Maintenant, en plus de l'agressivité habituelle, il y a aura une émotion particulière. Parce que c'est le premier match. Parce que c'est l'Angleterre. Parce que les Anglais ont gagné au Stade de France l'an dernier pour faire le Grand Chelem. Mais, notre vision sera la même quelque soit l'adversaire.

L'instauration des points de bonus peut-elle changer la physionomie des rencontres ?

Affirmer qu'on va regarder le point de bonus offensif demain (samedi), ce serait mentir (rires). Plus sérieusement, sur une fin de rencontre, on peut être amené à prendre des décisions différentes. Ça nous renvoie à un schéma que les joueurs connaissent bien en Coupe d'Europe. On n'est donc pas insensible à ce sujet. Sur le début du Tournoi, ça ne changera pas grand chose, à mon avis. Mais sur les quatrième et cinquième journées, je suis convaincu que ça changera parfois la physionomie des rencontres. Le classement final sera alors dans les têtes de tout le monde.