Passer après Armentières

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Les Nordistes joueront, contre les Marcquois, un derby incertain, une semaine après la défaite inattendue des leaders sur leur terrain contre Armentières.

Le derby du Nord, qui se jouera ce week-end à Dunkerque entre les locaux et Marcq-en-Barœul, a été rehaussé par les résultats du dernier week-end de compétition dans cette poule de Fédérale 3. Les leaders marcquois, après avoir été contraints de repousser deux fois leur reprise en raison des conditions météorologiques, ont été surpris sur leur terrain par Armentières (6-11). Ce qui a produit la grosse sensation de la journée. Armentières a peut-être sauvé sa tête dans la division avec ce résultat complètement inattendu. L’avance des Marcquois sur ses poursuivants a été réduite d’autant. Et la lanterne rouge de Dunkerque Littoral a perdu le contact avec l’un de ses concurrents au maintien. Armentières est parti 5 points devant.

Dimanche, les deux équipes disputeront ce deuxième derby des Flandres consécutif, qui aura des conséquences. Les Marcquois peuvent y perdre leur leadership. De leur côté, alors que Rueil accueille sur son terrain Pontault-Combault, les Dunkerquois peuvent s’enfoncer dans la zone de relégation. Une situation que veut éviter leur nouveau club, constitué, il y a un an, sur une alliance entre Flandres Littoral, Grande-Synthe et Coudekerque branche. Ce regroupement de 600 licenciés n’a pas forcément vocation à retourner en division régionale. « On veut sauver notre peau en Fédérale 3, dit leur président Éric Tourneur. On va la défendre chèrement. »

Mieux à domicile ?

Pour se sauver dans la division, les joueurs de Dunkerque devront créer quelques exploits. Après la réception de Marcq-en-Barœul, ils recevront Sucy-en-Bie, l’ancien leader. Ils iront aussi à Compiègne, chez un prétendant à la remontée en Fédérale 2. Leur maintien passera sans doute par un succès lors de ces trois sorties, assorti d’une rencontre remportée à Soissons ou à Pithiviers. La pente est raide. Mais Armentières a donné l’exemple, et les Dunkerquois ne sont pas morts. La semaine dernière à Pontault-Combault, ils menaient 22-12 à la mi-temps avant de s’écrouler complètement (45-22). « Nous souffrions de beaucoup d’absence, explique Éric Tourneur. Aux blessés se sont ajoutés des mecs qui bossaient ce jour-là et ceux qui étaient suspendus. Nous sommes partis à 35 joueurs pour faire deux équipes. C’était difficilement jouable. Nous n’aurons pas le même problème à domicile. »

Mais dans l’attente de la décision la commission de discipline, il ne savait toujours pas en milieu de semaine si le preneur de balle en touche Mike Boreis et l’ailier Nicolas Escalier-Dupont, les deux suspendus, seraient requalifiés. Il ne savait pas non plus si son arbitre fédéral, l’ouvreur Grégoire Collet, serait sollicité comme la semaine dernière par la commission fédérale des arbitres, pour officier en tant que directeur de jeu sur un autre terrain que le sien. Dunkerque est dans le dur. Il faudra beaucoup de détermination pour renverser un leader qui a déjà été surpris une première fois lors de sa première sortie en 2017. À l’aller, il n’y avait pas eu photo. Réduits à 12 au bout de vingt minutes après une générale, les Dunkerquois avaient été submergés (59-0). Il faudra aussi se montrer beaucoup plus disciplinés.

par Guillaume Cyprien

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