Les Bleus ont finalement craqué

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    Les Bleus ont finalement craqué
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Conquérants une mi-temps, les Bleus ont ensuite beaucoup subi pour finalement s'incliner (19-16). Si l'écart se resserre clairement, l'Angleterre demeure maître de son temple.

L'analyse: La France a fini par craquer

L'entame de match, clairement, fut à l'avantage des Français. C'est même vrai pour l'ensemble de la première période, qui a vu les Bleus traverser à trois reprises le rideau défensif adverse pour autant d'occasions nettes d'essai, dans le sillage d'un Spedding dangereux sur chacune de ses prises de balle. Les Anglais, étonnement amorphes, ne se créaient aucune situation de ce genre et se contentaient d'engranger des pénalités longue distance par Farrell et Daly. Suffisant, toutefois, pour basculer à égalité à la pause (9-9). Et c'est bien le problème. Thématique annoncée des deux dernières semaines de travail, après l'inefficacité chronique regrettée au mois de novembre, le réalisme a une nouvelle fois plombé les Bleus. Rédhibitoire ? Pas encore. Car la seconde période donnait un constat exactement inverse. En souffrance, les Bleus ne touchaient que peu de ballons mais inscrivaient le premier essai du match par Slimani, lors d'une de leurs rares incursions dans le camp adverse. En tête (12-16), les Français s'acharnaient en défense pour défendre leur bien. Ils finissaient par craquer sous la répétition des vagues anglaises, hormonales, puissantes et mécaniques. Tout juste entré en jeu, Ben Te'o finissait dans l'en-but une interminable séquence. Les Bleus, encore une fois, ont affiché un visage conquérant. Mais les Bleus, encore une fois, ont perdu.  

 

Le fait : Les Bleus ont répondu au défi physique

Le projet anglais est aussi précis dans son application que simple dans sa philosophie : étouffer physique l'adversité, autour d'un paquet d'avants qui surclassait celui des Bleus de 64 kilogrammes (8kg en moyenne par joueur). Avant de lâcher le jeu, derrière, sur des lancements millimétrés. « Prendre l'ascendant physiquement sur l'adversaire a toujours été capital pour les Anglais. C'est presque culturel dans leur rugby. Ils se construisent en cherchant, dans un premier temps, à imposer leur force physique » prévenait Novès pendant la semaine. Impossible de rivaliser si vous ne répondez pas à ce défi. Et les Bleus ont su le faire superbement. A ce jeu, l’abatage de Vahaamahina dans le combat est une aubaine. Accompagné de Picamoles, Guirado et Maestri, ils ont notamment su contrer admirablement les ballons portés anglais, pourtant construits après des touches impeccables. Ça n'a pas suffit pour décrocher la victoire. Mais cet investissement dans le combat, base à toutes les constructions, laisse la la place à des jours meilleurs.  

 

Le tournant : Lamerat oublie Nakaitaci

Juste avant la pause, les Français avaient de quoi prendre un peu le large. Sur une longue séquence où Spedding, Vakatawa, Lopez puis Fickou se mettaient en valeur, c'est finalement Lamerat qui se retrouvait en position favorable, en bout de ligne et proche de l'en-but anglais. Malheureusement, le Clermontois choisissait de jouer son duel et oubliait son coéquipier en club, Noa Nakaitaci, venu intérieur avec à propos et qui aurait certainement fini sa course dans l'en-but. S'il avait été servi. Ce ne fut pas le cas. Dommage et dommageable.

Léo Faure
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