Fickou : « Il nous reste un palier à franchir »

  • Fickou : « Il nous reste un palier à franchir »
    Fickou : « Il nous reste un palier à franchir »
Publié le

Préféré à Mathieu Bastareaud pour pallier l'absence sur blessure de Wesley Fofana, le centre toulousain Gaël Fickou livre son sentiment sur la rageante défaite des Bleus à Londres (19-16).

Encore une fois, l'équipe de France termine sa rencontre avec énormément de regrets, et la sensation de passer à côté d'un succès largement envisageable...

Ce qui a fait la différence entre l'Angleterre et nous, c'est que lorsque nous les avons dominés en première mi-temps, ils se sont montrés plus disciplinés que nous. C'est l'enseignement que nous devons tirer de cette confrontation : à l'avenir, nous devrons nous montrer encore plus précis et disciplinés. Ils ont subi largement autant que nous durant ce match, sauf que nous leur avons permis d'inscrire trop facilement des points.

 

 

Guy Novès a pointé les multiples erreurs individuelles commises par l'équipe de France, évoquant notamment votre télescopage avec Louis Picamoles sous un ballon haut. Que s'est-il passé sur l'action ?

En fait, j'essaie de me mettre devant pour couper la course des défenseurs anglais, pour protéger Louis. Le problème, c'est que le coup de pied était plus court que ce que j'avais prévu, et il m'est retombé dessus. Vous deviez sortir en fin de match, et finalement c'est Rémi Lamerat qui a quitté la pelouse après quelques minutes d'arrêt de jeu. Que s'est-il passé à ce moment ? (il sourit) Depuis le début, il y avait une confusion au sujet de qui devait porter le 12 et le 13. Rémi avait des crampes et il était prévu qu'il sorte. Le truc, c'est qu'ils pensaient qu'il avait le 12, d'où le petit moment de flottement.

 

 

Vous qui vous entraînez à buter de loin depuis le début de la saison, avez-vous songé à réclamer le tee sur la dernière pénalité du match ?

Sincèrement, elle était loin, très loin, trop loin... Il y avait pas loin de soixante mètres et en fin de match, c'est encore plus dur.

 

 

Comment vit-on les derniers moments d'une rencontre comme celle-ci ? Rêve-t-on de réaliser l'exploit qui permettra d'aller chercher la victoire ?

Forcément qu'on se l'imagine, qu'on en a envie... Pas pour soi, bien sûr, mais pour l'équipe. Et la frustration est également collective. Faire tomber l'Angleterre sur sa pelouse, briser leur série de victoires, ça aurait été énorme... Il nous reste encore un palier à franchir pour gagner des matchs, et j'espère que nous y parviendrons dès la semaine prochaine. L'Écosse nous a battu l'an dernier et vient de faire tomber l'Irlande, ils se présenteront donc en confiance. Pour évoluer avec Richie Gray à Toulouse, je peux vous assurer qu'il y a des joueurs de grand talent chez eux. À nous de réaliser le match qu'il faudra pour les vaincre.

Propos recueillis à Twickenham par Nicolas ZANARDI

Nicolas Zanardi
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?