L'Irlande humilie l'Italie

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    L'Irlande humilie l'Italie
Publié le , mis à jour

Auteurs d'une entame tonitruante à Rome, les Irlandais se sont offerts en moins d'une mi-temps le premier bonus offensif de l'histoire du Tournoi des Six Nations (63-10) face des Italiens à l'agonie.

LE MATCH

Surpris d'entrée de jeu par les Écossais à Murrayfield la semaine dernière, les Irlandais ne souhaitaient surtout pas s'en laisser compter. Résultat ? Les pauvres Italiens furent cuits à l'étouffée dès les premières secondes. La preuve ? C'est qu'à la 20e minute, les Irlandais présentaient des statistiques de 89 % de possession de balle... Ainsi, malgré un Conor Murray qui peine décidément à retrouver son niveau des dernières saisons, les hommes de Joe Schmidt se sont néanmoins appuyés sur un Paddy Jackson inspiré dans l'animation du jeu pour faire tourner en bourrique la trop naïve défense italienne, marquant en moins d'une mi-temps le premier bonus offensif de l'histoire du Tournoi grâce à des essais signés Earls (12e, 26e) et Stander (18e, 34e, 45e). Une démonstration garnie de neuf essais (l'ailier remplaçant Gilroy inscrivant lui aussi un triplé aux 66e, 77e, et 80e, sans oublier la réalisation de Ringrose à la 72e) à laquelle les Transalpins ne purent répondre que par un misérable essai de pénalité sur ballon porté. Si Conor O'Shea et Sergio Parisse avaient eu l'indécence d'invoquer l'arbitrage pour justifier leur piètre deuxième période face au pays de Galles la semaine dernière, impossible cette fois-ci de se voiler la face quant au véritable niveau de la Squaddra Azzurra, plus proche que jamais du Tournoi B. Et encore, on en fait presque injure à la Géorgie...

 

LE TOURNANT

Difficile d'en déceler un, si ce n'est peut-être le coup d'envoi... Dès la première action et le premier duel aérien, les Irlandais sont apparus plus déterminés, impression renforcée par les premières mêlées. Si bien que très vite, le seul suspense de la partie consista à deviner quand les Irlandais marqueraient leur premier essai... Ce fut chose faite dès la 12e minute par par le biais de Keith Earls, quelques minutes après que son alter ego de l'aile Simon Zebo eut commis un en-avant dans l'en-but. Malheureusement pour les Italiens, le récital ne faisait que commencer...

 

L'ACTION

Il s'agit sans contestation possible du deuxième essai de Keith Earls à la 26e. Sur une mêlée au milieu du terrain, les Irlandais combinaient en première main pour prendre les Italiens à revers, profitant de l'absence de leur demi de mêlée dans le côté fermé. Décalé dans son couloir, l'ailier Simon Zebo se jouait grâce à son fameux « 360 » du flanker italien Mbanda, avant d'entrer dans les 22 mètres transalpins. Plusieurs percussions bien senties plus tard, impulsées notamment par O'Brien et Stander, le ballon était écarté dans le bon tempo par Jackson sur les extérieurs, où Ringrose et Kearney décalaient leur ailier dans un parfait classicisme.

 

L'HOMME

Si le titre d'homme du match lui avait échappé la semaine dernière à Murrayfield (au profit de l'incontournable arrière écossais Stuart Hogg), c'était uniquement parce que CJ Stander avait eu la mauvaise idée de se situer du côté de l'équipe perdante. Formidable de puissance, le joueur du Munster avait en effet pesé de tout son poids sur la défense écossaise, et a remis le couvert cette semaine à Rome, bien secondé par Sean O'Brien. Résultat ? « CJ » s'est tout bonnement offert son premier triplé en 12 sélections, inscrivant en débordement son premier essai avant de doubler sa mise personnelle dans son style caractéristique, tout en force, pour une réalisation synonyme de premier bonus offensif de l'histoire du Tournoi. Un match titanesque finalement récompensé par un coup du chapeau, avec un rush phénoménal à hauteur de son demi de mêlée Conor Murray, auréolé d'un crochet sur le dernier défenseur italien.

Nicolas Zanardi
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