Maintenant, faut assumer !

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    Maintenant, faut assumer !
Publié le , mis à jour

Alors qu’elle reste sur quatre succès de rang, la section peut, en cas de succès samedi, revenir aux portes des six premières places. Et quand on sait le calendrier favorable qui l’attend derrière…

C’était il y a encore trois mois. Comme depuis le début de saison, et alors que son équipe était engluée dans la deuxième partie de tableau, avec une avance restreinte sur les relégables, Simon Mannix répétait à l’envi qu’il regardait devant. Plus haut, vers les places qualificatives. Le manager néo-zélandais de la Section paloise ne voulait alors pas entendre parler de course au maintien. Il pouvait être pris pour un fou… N’empêche, aujourd’hui, les faits lui donnent raison. « Sur le fond, et dans notre jeu, on savait qu’on était en place, assure le trois-quarts centre Julien Fumat. Il y avait eu quelques résultats en notre défaveur mais nous avions confiance et étions convaincus que ça finirait par payer. Il faut désormais continuer sur cette dynamique. » Car, à la faveur de quatre succès de rang dont un exploit à Toulouse il y a deux semaines, lui et ses coéquipiers se retrouvent huitièmes du classement, à cinq points de la sixième place synonyme de barrage. Et surtout avec un match en retard, à disputer ce samedi face à Lyon.

Vous parlez d’une belle passe ? « S’il y a eu un déclic, c’est peut-être la réception de Clermont (victoire 40-35 le 3 décembre lors de la treizième journée, N.D.L.R.), reprend Fumat. Ce jour-là, notre groupe avait la pression du résultat mais, paradoxalement, ne l’avait pas ressentie. Nous nous en sommes sortis par le jeu, celui que nous mettions en œuvre depuis des mois. C’était la confirmation que Pau était dans le vrai. » Jusqu’à, donc, se voir offrir l’opportunité de valider les promesses de Mannix. Pour cela, la victoire est impérative ce week-end. « Il faut se servir de ce match pour prendre quatre points supplémentaires et coller aux six premières places », sourit d’abord l’ancien capitaine béarnais. Avant de se montrer plus précis : « Nous ne sommes pas loin et, si on arrive à enchaîner encore, on peut y parvenir. On ne doit pas se dire de faire attention… Non, nous nous trouvons dans cette position et il faut qu’on en profite. On ne peut pas en avoir peur. C’est assez confortable finalement. C’est même génial ! »

Fumat : « entrevoir un enjeu positif, c’est hyperexcitant »

En clair, la Section peut, samedi soir, être aux portes de la cour des grands. Ces ténors qui visent légitimement les phases finales. Et, quand on regarde le calendrier à venir avec en suivant réception de Grenoble, déplacement à Bayonne et réception de Castres, il est aisé de penser que Pau est en mesure de réaliser un quatre sur quatre plus que précieux… Bref, au vu d’un contexte forcément favorable, ce n’est pas le moment de gâcher. « Si on commence à penser ainsi et à se projeter sur les trois matchs d’après, ce sera le meilleur moyen de griller un joker contre Lyon, prévient Fumat. C’est banal de le dire mais la rencontre la plus importante est toujours celle qui arrive. Et, franchement, celle de samedi est primordiale. » Laquelle marquerait définitivement le retour palois au premier plan en cas de succès. Un retour tant attendu par les acteurs en interne, à commencer par Fumat qui est une figure historique de ce club : « Disons qu’on l’espérait quand on a réussi à remonter en Top 14. Nous avions d’abord envie de bien figurer mais, là, entrevoir un enjeu positif, c’est hyperexcitant pour nous. Je n’y trouve que du plaisir. Nous en avons pris aussi l’an dernier même s’il y a eu des moments galères mais le challenge qui nous attend apporte une touche supplémentaire à l’aventure. » Qui pourrait rapidement s’avérer idyllique.

Jérémy Fadat
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