[DOSSIER XV DE FRANCE] Chez les arrières...

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Après les avants, c'est aux arrières de passer au décryptage. Alors, sommes-nous bien représentés au poste de demi de mêlée et d'arrière ?

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Une sensation d’oppulence   

De tous temps la France a compté de grands demis de mêlée dans des profils parfois détonnants : animateurs, leaders charismatiques, courroies de transmissions, accélérateurs ou stratèges... Parfois tout à la fois. Bergougnan, Barrau, Fouroux, Astre, Gallion, Berbizier, Yachvili, Galthié, sans oublier l’iconoclaste Michalak. Leurs héritiers ? En premier lieu Baptiste Serin, nouvel ovni tricolore qui porte aujourd’hui les attentes du staff. Le Bordelais fait office de tête de file d’une génération qui comprend les locomotives expérimentés Machenaud et Parra (bientôt 29 ans), l’éternel espoir Sébastien Bézy (Toulouse), l’électrique Yann Lesgourgues (Bordeaux) ou, enfin, le trublion Antoine Dupont (Castres, photo) qui peuvent tous venir renverser l’ordre établi. Bref, le staff tricolore ne manque pas de solutions et encore moins d’atouts pour rivaliser avec les meilleurs mondiaux. Ne boudons pas notre plaisir et apprécions à sa juste valeur la profondeur d’un réservoir qui compte Couilloud (Lyon) ou Retière (La Rochelle), actuellement aux manettes avec les moins de 20 ans,  et les plus «vieux» routiers du Top 14 : Irribaren (Brive), Paillaugue (Montpellier) ou encore Pélissier (Toulon), susceptibles de dépanner en cas d’hécatombe au plus au sommet de la pyramide. Une vraie richesse, donc.

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De la quantité, certes...

La France n’est pas dépourvue en numéro 15. S’il n’est pas le plus félin ou créatif de la planète, Scott Spedding continue de rassurer derrière. Et de surprendre, ajoutant des qualités de relance surprenantes à la longueur de son jeu au pied. « Si j’avais simplement voulu un bon jeu au pied au fond du terrain, j’aurais sélectionné un footballeur » en rigole Guy Novès. Spedding, donc, s’impose progressivement comme un arrière légitime du XV de France. À son poste, il y a aussi de la concurrence. Brice Dulin, empêtré dans une affaire de contrôle positif, avait toutefois su se montrer convaincant face à la Nouvelle-Zélande, en novembre. Avec désormais 25 sélections au compteur, l’arrière du Racing est désormais une valeur sûre du niveau international. Derrière eux, on trouve Hugo Bonneval, ou Yoann Huget, dont la polyvalence lui permet d’assurer également le fond du terrain. Testé au niveau international, Hugo Bonneval n’a pas convaincu, montrant des limites autant dans le jeu aérien que le tri des ballons et la longueur de son pied. Rédibhitoire, dans l’état. Cette année, Guy Novès a également convoqué Geoffrey Palis à Marcoussis pour préparer les deux premiers matchs du Tournoi. Le Castrais, déjà appelé mais forfait en juin dernier en Argentine, n’a pour l’instant pas été testé à l’international.

Sur le poste d’arrière, il y a donc de la quantité. Mais personne qui émerge et s’impose comme le taulier, dans la logique que peuvent connaître les grandes nations (Bown enAngleterre, Ben Smith en Nouvelle-Zélande, Willie Le Roux en Afrique du sud, Leigh Halfpenny au pays de Galles ou Rob Kearney en Irlande).

Ce taulier arrive-t-il chez les jeunes ? Jean-Marcellin Buttin est l’auteur de sa meilleure saison en Top 14, mais demeure loin du compte. Thomas Ramos évolue en Pro D2. Les autres disposent encore d’un temps de jeu trop faible en professionnel. En somme, le poste d’arrière n’est pas faible en France. Il manque juste un patron.

Par Emmanuel Massicard et Léo Faure

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