La réaction d'orgueil

  • La réaction d'orgueil
    La réaction d'orgueil
Publié le , mis à jour

Au terme d'un match enfin convaincant, les Albigeois atomisent Dax. Ils se rapprochent de Vannes et valident leur choix de l'autogestion, coup de force de leur semaine.

Résumé

C'était ça ou mourir. Les joueurs du SCA étaient au pied du mur après leur défaite à domicile face à Vannes et après avoir mis sur la touche leur staff mardi matin, aux premières lueurs du jour, après que celui-ci ait été confirmé dans ses fonctions par les dirigeants du club. Les joueurs ont décidé d'assumer, de prendre leur destin en mains. Ils jouaient gros, ce vendredi soir, en recevant Dax. Vincent Clément appelé en renfort de dernière minute pour donner un cadre au travail de la semaine, Jean-Christophe Bacca faisait le nombre sur le banc. Toujours digne. Très vite, le public du Stadium comprit que ses protégés avaient enfin décidé de jouer. L'équipe apathique vue la semaine passée contre Vannes laissait place à une formation conquérante, toujours dans l'avancée. En à peine trente minutes, le bonus offensif était acquis (doublé de Sheklashvili, essai de Sicart). Les améliorations étaient notables dans tous les secteurs. En touche, Mathieu André reignait sur les airs. La mêlée se montraient conquérante comme jamais cette saison. Les nombreuses imprécisions techniques qui avaient grévé le jeu tarnais vendredi dernier étaient gommées comme par magie. Albi jouait dans l'avancée et faisait à nouveau mal avec la puissance des Sheklashvili, d'un Tavalea retrouvé, d'un Farré monumental. Sept essais au final, le bonus offensif et un plaisir retrouvé. De bon augure pour la suite même si rien n'est fait. Loin de là. Avec la victoire de Vannes, les Tarnais restent un point derrière les Bretons. Ce sera chaud jusqu'au bout !

L'homme du match

Difficile de sortir un homme du collectif albigeois, qui a brillé dans toutes les lignes. Mais Daniel Kirkpatrick pour son efficacité au pied, mérite d'être cité. Tout comme Beka Sheklashvili, pilier surpuissant, qui a marqué deux essais sans rechigner à son travail obscur. Du bel ouvrage.

L'essai

L'essai de Benoît Sicart, l'essai du bonus. Cet essai est le symbole de la détermination des Tarnais. Ilian Perraux taclait comme un footballeur un coup de pied de Nicolas Cachet … Roulant dans les 22 mètres de Dax, le ballon était manqué par Naqiri, qui échouait dans sa tentative de dribbling. Mais Benoît Sicart, repositionné à l'aile pour ce match, mettait les gaz et réussissait à aplatir en coin … Un essai pas forcément beau à voir mais terriblement important.

Le tournant

Ce match s'est joué bien avant le coup d'envoi. En prenant leur responsabilité et en écartant le staff, les joueurs semblent s'être libérés d'un poids. Tout du moins, ils se sont mis dans une situation de « non-retour » qui les a conduits à livrer le meilleur match de leur saison. Cette semaine albigeoise, magnifiquement conclue est le symbole de l'importance du mental dans un match de rugby. Car ce vendredi soir, les Tarnais ne sont sûrement pas de meilleurs rugbymen qu'il y a huit jours. L'envie elle, ne se commande pas.

Les meilleurs

À Albi : Farré, Kirpatrick, Sheklashvili, Boukerou, Perraux.

À Dax : Bau, Klemenczak.

 

par David Bourniquel

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?