Vannes - Oyonnax : Énorme !

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    Vannes - Oyonnax : Énorme !
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C’est en présence de Bernard Laporte le Président de la Fédération, qu’a été donné le coup d’envoi de ce match des extrêmes entre un RC Vannes en quête de maintien et Oyonnax qui regarde droit devant vers le Top 14. Débat disproportionné sur le papier. Mais les impressions sont parfois trompeuses.

L’entame du RCV fut séduisante, la suite aussi. Une jeu plein de générosité, d’enthousiasme des Bretons devant des joueurs de l’Ain, empruntés, désorientés parfois, qui ne savaient plus vraiment à quel saint se vouer… et Dieu sait s’ils sont nombreux en Bretagne !.
Cette emprise sur le jeu, devait alors se traduire pour Vannes par trois pénalités de Moeké (5e, 23e, 40e+1). Oyonnax au fil des minutes mis certes petit à petit son jeu en place, mais non sans souffrir en mêlées fermées, dans les zones de rucks et sur les ballons portés. Faute de passer le premier rideau, ce sont les fautes locales qui permirent aux oyonnaxiens de revenir au score à 6 égalité, Botica et son coup de pied magique se chargeant d’exécuter les hautes oeuvres. 9-6 à la pause, le score était quasiment inespéré face au leader.

Un combat de Titans

La peur de se voir déborder en seconde période décupla les forces vannetaises. Barbelés hérissés, combat de tous les instants, les bretons solides comme des rocs de la pointe de Penmarc ‘h ne lâchèrent rien. Héroïques de combativité, les camarades de Clément Payen furent front sans complexe face à ce leader qui ne parvenait pas à imposer quoi que ce soit. Sans rien prouver si ce n’est une solidité défensive que les vannetais eurent toutes les misèrent du monde à contourner, les visiteurs prenaient t une sérieuse option sur la victoire à 8 minutes du terme lorsque Fabbri après 18 points de fixation trouvait enfin la terre promise. La transformation de Botica mettaient alors, du moins le pensaient-ils, les joueurs de Johann Authier à l’abri.

Énorme

C’était mal connaître les Bretons et leur caractère tête de mule. Vexés d’être dépassés au tableau de marque après une telle débauche d’énergie, les Morbihannais trouvaient les ressources pour camper devant la ligne d’Oyonnax. 13 minutes de pilonnage avant la délivrance de Bouthier sur un essai en bout de ligne. Vannes s’imposait 19-16, puisque Moeké avait la bonne idée d’enquiller la transformation. Sur ce coup là, les vannetais avant été E…NOR…MES. Le fait du match : L’essai de la victoire d’Anthony Bouthier 7 minutes après la sirène. Comme lors du match d’accession en Pro D2, contre Massy, c’est l’ancien landais de Dax qui a été le sauveur d’une équipe du RC Vannes qui a cru jusqu’au bout en sa bonne étoile. Un essai en bout de ligne face à deux adversaires dont Tommy Raynaud le pilier d’Oyonnax qui m’a pas vu passer.

L'action

C’est le pilonnage du RC Vannes pendant 13 minutes dont 8 après la sirène dans les 5 m d’Oyonnax. A l’issue d’une multiplication de points de fixation, de 4 mêlées gagnées qui auraient dû normalement déboucher sur un essai de pénalité, le RCV trouvait enfin le bonheur de la terre promise. Un essai qui ne devait rien à personne si ce n’est à l’incroyable détermination de toute l’équipe.

Le tournant

L’essai de Fabbri à 8 minutes de la fin du temps réglementaire. Cet essai devait logiquement donner la victoire aux joueurs de l’Ain, mais a provoqué un sentiment de révolte des Bretons. Ceux-ci ont rapidement installé leur camp dans la zone des 10 m d’Oyonnax avec le dénouement que l’on sait.

L'homme du match

Anthony Bouthier sauveur du RC Vannes. Un statut qui lui va comme un gant. Il a souvent la saison dernière et même cette saison été l’élément déterminant et déclencheur dans la construction des victoires du RC Vannes.

 

Par Didier LE PALLEC

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