Castres : Jusqu’ici, tout va mieux

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    Castres : Jusqu’ici, tout va mieux
Publié le , mis à jour

Parfaitement régénérés grâce à une trêve salvatrice, les castrais ont retrouvé le terrain avec le sourire et des bonnes nouvelles. De bon augure avant ce déplacement qui ne manque pas de pièges...  

Les Castrais ne sont pas dupes. Ils savent pertinemment que leur quatrième place provisoire au classement du Top 14 peut disparaître aussi vite qu’elle est venue : « Elle est fragile, en effet. Nous sommes dans le peloton mais tout peut basculer rapidement », reconnaît le manager Christophe Urios. Une fois passée l’euphorie de leur victoire contre Montpellier le 28 janvier dernier qui leur a donné le droit de s’inviter dans le quatuor de tête, les Tarnais ont d’abord veillé à prendre du repos. Beaucoup de repos. Ils en avaient besoin : « Depuis le 4 juillet, tout le monde est au taquet. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas éprouvé le besoin de prendre des vacances », soufflait Urios au soir de la victoire héraultaise. Les dix jours de congé ont fait du bien. Certains ont traversé l’Atlantique pour se rendre au pays de l’Oncle Sam, d’autres ont préféré profiter du Tarn, d’autres ont traversé la Manche pour un voyage d’étude auprès de clubs anglais. Tous, en tout cas, ont retrouvé le Lévezou avec une fraîcheur mentale et physique qui commençait à manquer au vu du rythme effréné de la première moitié de la saison.

 

Tulou et Samson, les bonnes nouvelles

Et pour couronner le tout, cette rentrée castraise a été accompagnée de plusieurs bonnes nouvelles : la première, c’est que le puissant troisième ligne centre Alex Tulou ne compte pas moins de trois semaines d’avance sur le calendrier de sa convalescence. Victime d’une fracture de l’avant-bras, le numéro 8 pourrait reprendre la compétition sous quinzaine. Son coéquipier Christophe Samson (fracture du pouce), lui, pourrait même reprendre avant le Samoan puisqu’il s’est réentraîné normalement toute cette semaine, quatre mois après sa blessure. De quoi avoir le sourire ! Un sourire qui s’affichait aussi sur les visages des membres du staff : « Nous avons fait une excellente reprise. Les joueurs ont été sérieux pendant la trêve, et plus de la moitié d’entre eux sont revenus avec un taux de masse grasse inférieur à celui qu’ils avaient avant la trêve », se félicitait Urios. Selon le boss du CO, la trêve n’a donc pas brisé la dynamique du groupe.

 

« On ne sait pas quel visage le match va avoir »

Reste que celle-ci sera mise à rude épreuve dimanche. Tout d’abord parce qu’il s’agira d’un match de reprise : « Ces rencontres sont toujours délicates à gérer, explique Geoffrey Palis. Car on ne sait jamais à quoi s’attendre. Il n’y a pas de vidéo récente sur laquelle on peut travailler sur le jeu adverse, et mine de rien cette trêve laisse lui laisse le temps de préparer un tas de choses Deux semaines, c’est long. » Mais aussi en raison du côté «caméléon » de l’adversaire : « C’est un match difficile à préparer car on ne sait pas du tout quel visage il va avoir : y aura-t-il du rythme ou pas ? » L’arsenal girondin ne se limite plus à ce jeu totalement débridé qui était autrefois sa marque de fabrique. Plus dense devant et plus performante au sol qu’auparavant, la formation girondine est capable de se lancer dans une guerre des tranchées… et de la remporter. Quoiqu’il arrive, la situation est on ne peut plus claire. Les deux belligérants sont des candidats déclarés à la qualification, et les Girondins comptent quatre points de retard. Les Castrais savent qu’ils tiennent une formidable opportunité d’asséner un grand coup sur la tête d’un concurrent direct. Car à la fin, il n’en restera que six…

Simon Valzer
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