Maxime Machenaud : « Basculer sur une dynamique positive »

  • Maxime Machenaud : « Basculer sur une dynamique positive »
    Maxime Machenaud : « Basculer sur une dynamique positive »
Publié le , mis à jour

Jusqu'alors premier choix de Guy Novès à la mêlée, Maxime Machenaud a pris de plein fouet l'explosion de Baptiste Serin. Pour autant, le joueur du Racing 92 sait qu'il aura un rôle à jouer à chacune de ses entrées, et ce dès samedi, face à l'Irlande.

Maxime, comment se passe cette préparation à Nice ?

Sous le soleil, donc forcément c'est agréable ! (rires) Nous avons une semaine et demie pour préparer ce match contre l'Irlande, et je pense que ça nous laisse du temps pour bien récupérer, bien analyser la rencontre contre l’Écosse et appréhender au mieux ce match décisif. C'est bien de changer d'air mais le plus important c'est d'être dans les meilleures conditions pour s'entraîner.

 

Malgré tout, le soleil et les conditions sont bien différentes de Marcoussis, plus vulgairement surnommé Marcatraz...

Oui bien sûr. Nous avons connu des difficultés pour nous entraîner au début du Tournoi, avec les terrains gelés et les conditions difficiles. Là il n'y a pas d'excuse, le terrain est bon, les infrastructures sont bonnes et nous avons été très bien accueillis. C'est important pour un joueur professionnel que toutes les conditions soient réunies pour préparer un match de très haut niveau. En plus ça permet de voir une autre ville et des choses différentes. Mais je le répète, notre objectif premier reste de s'entraîner dans les meilleures conditions.

 

Avez-vous le sentiment d'être les ambassadeurs d'un sport qui reste minoritaire dans les Alpes-Maritimes ?

Oui, puis on sent qu'il y a un engouement, que l'équipe de France fait déplacer les foules. C'est agréable, maintenant on va essayer de leur rendre avec des victoires !

 

Justement, pour gagner face à cette équipe d'Irlande, sur quoi avez-vous mis l'accent ?

Nous allons essayer de mieux mettre notre jeu en place que ça n'a été le cas contre l’Écosse. Il y a des secteurs où il faudra être meilleurs, notamment le jeu au sol. Nous avons eu du mal à mettre de la vitesse, en perdant beaucoup de ballons, et forcément si on veut poser des difficultés à l'Irlande il va falloir être présent dans ce secteur, tout en étant performants en conquête et imperméables en défense.

 

Depuis le début de l'ère Novès, l'équipe de France enchaîne les bonnes prestations. Malgré tout il semble vous manquer un match référence...

C'est clair que ça nous permettrait de basculer sur une dynamique plus positive. On ne va pas cacher qu'on joue notre Tournoi sur ce match. Il y a eu de l'application et de la détermination tout au long de la semaine pour aller faire quelque chose en Irlande.

 

Face à l'Angleterre et l'Ecosse vous avez commencé sur le banc. Comment appréhendez-vous ce rôle ?

Forcément c'est différent. D'abord il est important d'accompagner tout au long de la semaine nos coéquipiers qui commencent le match. Ensuite on doit se préparer en conséquence car il est essentiel d'apporter une plus-value quand on rentre. Enfin, avant d'entrer sur le terrain, on observe, on essaye de voir ce qui se passe et on cherche les forces et les faiblesses de l'adversaire.

 

On a le sentiment qu’aujourd’hui, plus encore que par le passé, le banc a un rôle primordial à jouer dans une rencontre. On pense évidemment au modèle anglais...

C'est sûr ! C'est usant de jouer pendant soixante minutes et forcément les organismes sont fatigués. Donc quand quelqu'un de frais entre, il apporte plus de lucidité et de vitesse que les joueurs qui ont commencé la rencontre. Il faut donc se mettre au rythme du match. Ce n'est pas forcément facile de rentrer en cours de jeu, mais ça peut apporter une plus-value et c'est ce qui est demandé aux remplaçants. D'ailleurs, quand on rentre, on sent que les joueurs sont fatigués et il faut les rebooster.

 

Justement, il faut imprimer le bon tempo, en fonction de chaque joueur et de leurs différents états de forme... Est-il difficile à trouver ?

Il faut le sentir, savoir quand on peut accélérer par exemple. Mais c'est un ressenti, ça se voit, ça se sent quand tu rentres sur le terrain.

 

Et lorsque vous êtes remplaçant, en quels points votre préparation est différente ?

On doit se préparer à l'éventualité que le titulaire se blesse dès la cinquième minute, comme ça aurait pu être le cas contre l’Écosse. Mais en général on accompagne un peu plus les joueurs qui commencent le match. Ensuite on gère différemment l'échauffement, pour ne pas être dans le rouge directement, comme on sait qu'on va se ré-échauffer avec les prépas physiques. Malgré tout on doit rester dans notre bulle, car on peut rentrer à tout moment.

 

Propos recueillis par Pierrick Ilic-Ruffinatti, à Nice

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?