Ben Arous : « Nous avons besoin d'une victoire contre une nation forte »

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    Ben Arous : « Nous avons besoin d'une victoire contre une nation forte »
Publié le , mis à jour

De retour en équipe de France après plus d'un an d'absence, Eddy Ben Arous souhaite saisir sa chance et montrer que le XV de France a enfin franchi un cap.

Eddy, vous n'avez plus porté le maillot du XV de France depuis plus d'un an...

C'est un vrai plaisir pour moi de retrouver ce groupe. C'est vrai que je n'ai plus joué depuis plus d'un an en Bleu et ce match contre l'Irlande (13 février 2016, victoire 10-9). Puis c'est agréable d'observer que malgré mon absence, le staff me fait à nouveau confiance.

 

Xavier Chiocci et Cyril Baille ont fait de bonnes performances mais dès votre retour de blessure, vous retrouvez une place dans ce groupe. Est-ce rassurant ?

Je sais que mes concurrents et collègues ont fait de très bonnes performances et sont d'excellents joueurs, mais malheureusement dans ce milieu, un match peut déterminer la suite de ta carrière internationale. Le staff m'a offert cette chance de pouvoir montrer que je n'ai rien perdu malgré ma blessure et c'est à moi de la saisir, afin qu'ils me fassent confiance à nouveau.

 

Guy Novès a insisté sur l'importance des remplaçants, expliquant qu'il souhaitait voir son banc faire basculer la rencontre. Est-ce que ça rajoute un peu de pression ? 

Non, nous sommes conscients que dans ce genre de match les vingt dernières minutes sont décisives, comme nous avons pu l'observer face à l'Angleterre. Donc nous (N.D.L.R. les remplaçants) savons qu'il nous sera demandé de faire la différence.

 

Votre profil de gratteur pourrait s'avérer précieux face à cette équipe d'Irlande...

A notre niveau, les rucks sont plus qu'importants. Aller chercher trois points ça peut être décisif et on sait que la moindre petite faute, le petit détail ou la fraction de secondes qui nous mettra en retard peuvent faire basculer le match.

 

Êtes-vous impressionné par la rapidité avec laquelle le XV du trèfle a digéré les arrêts de carrières de certains cadres, on pense évidemment à Paul O'Connell ou Bryan O'Driscoll ?

Ils les ont digéré car il y avait déjà de jeunes joueurs intégrés dans ce groupe. Ils ont également les provinces du Leinster et du Munster qui ont permis à des jeunes de rapidement devenir des joueurs confirmés, comme CJ Stander. D'autres qui ont su faire leur place, sont devenus des patrons en club et petit à petit au sein de la sélection irlandaise.

 

Si tous les matchs sont importants, ce déplacement situé en troisième journée, semble primordial et pourrait faire basculer le Tournoi du XV de France. Êtes-vous de cet avis ?

C'est en effet souvent le troisième match qui peut être décisif, car à l'issue de cette rencontre nous saurons exactement où nous serons au terme du Tournoi. Donc si malheureusement on perd en Irlande on risque de basculer dans une dynamique et d'avoir la pression constamment. Nous serons alors moins libres d'exprimer notre rugby et on ne serait pas à l'abri de faire de petites erreurs qui nous empêcheraient de travailler comme on le souhaiterait.

 

Cette équipe de France semble pour l'instant avoir du mal à gérer la pression. Est-ce un ressenti ou une réalité ?

C'est une équipe assez jeune et je pense que nous avons encore un peu de mal à gérer la pression. Mais nous commençons à avoir des leaders et des joueurs avec de plus en plus d'expérience, ce qui nous aide à gagner ce genre de matchs, important pour la suite du Tournoi.

 

De quels leaders parlez-vous ?

Les joueurs avec le plus d'expérience, qui ont notamment côtoyé les anciennes générations. Je pense à Yoann Maestri, Louis Picamoles, Guilhem (N.D.L.R Guirado). Ce sont des joueurs qui transmettent et permettent à tout le monde de se hisser au plus haut niveau.

 

L'équipe de France joue mieux, pour autant il semble encore lui manquer un match référence. Êtes-vous de cet avis ?

Oui bien sûr. Il nous faut des victoires contre les grandes nations donc si on arrive à s'imposer là-bas, en Irlande, ce sera forcément un match référence. On saura alors de quoi est capable cette équipe. Je pense que c'est ce qui nous faut : une victoire contre une nation forte. En plus, je le répète, mais ça nous permettrait de basculer dans une dynamique positive pour la suite du Tournoi.

par Pierrick Ilic-Ruffinatti

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