Lyon, encore une remontada !

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    Lyon, encore une remontada !
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Alors que Paris semblait avoir le match en main, Lyon a pris feu et remonté seize points de retard en onze minutes pour s'imposer 35-33 !

Résumé

À la 56ème minute, sur une pénalité de Plisson, le Stade Français menait 33-17 croyait bien tenir sa première victoire à l'extérieur cette saison. Après le deuxième essai de pénalité concédé (45e) et le carton jaune justement infligé à Macalou pour une charge à l'épaule sur Fearns, le Stade Français avait passé un 13-0 aux Lyonnais, à quatorze contre quinze ! Il le devait notamment à un exploit de Bonneval, qui récupérait un petit coup de pied par-dessus avant de glisser la gonfle à Pyke qui envoyait Nayacalevu marquer son deuxième essai (48e). Mais il faut croire que la semaine est propice aux "remontadas". Comme contre le Racing fin janvier, le Lou emballait le match et renversait le match en onze minutes par deux essais de Fearns (62e) et Armitage (69e) et deux pénalités (66e, 73e), dont celle de la gagne, pour Lionel Beauxis, pour sa première titularisation. On était loin d'imaginer un tel scénario à la pause. Lyon avait raté son entame et sa fin de première mi-temps. Au bout de quarante-huit secondes, Sekou Macalou plongeait dans l'en-but après une course sur l'aile droite (7-0). Une minute avant la mi-temps, il était imité par l'ailier, Waisea Nayacalevu (17-10 à la pause). Privé de ballons, le Stade Français avait parfaitement utilisé les rares exploitables. Et Jules Plisson avait ajouté une pénalité depuis la ligne médiane (34). Dominateurs dans l'occupation, Lyon ne parvenait guère à s'approcher de la ligne adverse. Toby Arnold commettait un en-avant (lire l'action) mais Lyon devait s'en remettre finalement à sa mêlée. En supériorité numérique, les Lyonnais inscrivaient finalement un essai de pénalité (31e). Il fallut finalement attendre de les voir au bord du KO pour sonner la révolte.

 

 

Le tournant

Il y a eu tellement de virages dans ce match qu'on ne sait pas lequel choisir. On choisira le carton jaune infligé à Macalou. A quinze contre quatorze, Lyon encaissait un 13-0. Et encore, après le deuxième essai de pénalité, Plisson ratait une pénalité depuis la ligne médiane, accordée après la bagarre qui suivait le plaquage à l'épaule de Macalou sur Fearns. Mais le plus incroyable est finalement que les Parisiens n'aient pas réussi à garder cet avantage.

 

L'action

L'ouvreur parisien, Jules Plisson, a failli mettre son équipe dans la panade. Après un en-avant d'Arnold (15e) près de la ligne après un coup de pied à suivre de Frédéric Michalak, les Parisiens bénéficiaient d'un bras cassé sur la mêlée qui suivaient. Mais le Parisien tergiversait, hésitait deux fois à dégager son camp avant de se plaindre auprès de l'arbitre du placement de Frédéric Michalak. Il était finalement sanctionné et l'arbitre ordonnait une mêlée pour Lyon. La première dût être rejoué. La deuxième vit Lyon bénéficier d'une pénalité, qui demandait une nouvelle mêlée. Son pilier gauche, Albertus Buckle était alors pénalisé et le Stade Français pouvait enfin se dégager, par un coup de pied de Jules Plisson.

 

Le joueur

Pour sa première titularisation avec Lyon, l'ouvreur international, Lionel Beauxis a été l'auteur d'une prestation honorable dans le jeu, après une première mi-temps peut-être trop timide, à l'image de son équipe. Libéré en fin de match, il prit la responsabilité du but après la sortie de Frédéric Michalak. Après avoir raté une première occasion de donner l'avantage à Lyon sur la transformation de l'essai d'Armitage, à qui il avait adressé une lumineuse passe au pied, il ne ratait pas la pénalité de la gagne quatre minutes plus tard.

 

 

Les meilleurs : à Lyon : Isa, Fearns, Beauxis, Gomez Kodela, Ivaldi, Armitage ;

Au Stade français : Plisson, Nayacalevu, Macalou, Bonneval.

 

par Sébastien Fiatte

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