Quand, où et comment la fusion ?

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    Quand, où et comment la fusion ?
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Jacky Lorenzetti et Thomas Savare ont tenu lundi 13 mars une conférence de presse commune à propos de la fusion du Stade français et du Racing 92. Les deux présidents ont donné les premières pistes sur les conditions de réalisation de celle-ci... Explications 

C’est aux Jardins de Bagatelle, entre le stade Jean-Bouin et le quartier de La Défense, devant une centaine de journalistes, que le président du Racing 92 Jacky Lorenzetti et celui du Stade français Thomas Savare ont annoncé la fusion entre les deux clubs. « Ce lieu est symbolique, puisqu’à dix mètres de là s’est jouée la première finale du championnat de france en 1892, remportée 4 à 3 par le Racing Club de France. Nous avons décidé d’unir nos forces et d’unir nos deux clubs. Ce projet très récent mais nous avons voulu le dévoiler très rapidement. Nous n’avons pas de nom ni de symbole du club mais cette fusion doit se faire sur la base d’un équilibre. Ce n’est qu’un projet de blason. Nous voulons garder l’ADN, l’histoire et les valeurs des deux clubs ». Le derby francilien du 29 avril, entre les deux derniers champions de France, sera donc le dernier du nom.

Pourquoi ?

Jacky Lorenzetti explique : « Lorsque Thomas m’a parlé de l’éventualité de ce mariage il y a quelques temps, mon premier réflexe a été de dire « non c’est impossible, on ne peut marier deux clubs ayant cent ans de rivalité ». Il y a eu un temps de latence puis on s’est dit que ce serait finalement la meilleure des solutions pour pérenniser l’excellence ». Il semble que Lorenzetti ait souhaité investir dans le Stade français pour empêcher le rachat du club de la Porte d’Auteuil par le Qatar. C’est en tout cas ce dont parle « JLO » lorsqu’il évoque « la solution franco-française ». A-t-il eu peur que les soldats roses, boostés par les fonds du Qatar, ne dame le pion au Racing en quelques mois ? C’est ce qu’il se murmure en effet.

Comment ?

Le centre d’entrainement de la nouvelle entité sera Le Plessis Robinson, rénové et agrandi. Au sujet du territoire, le président Savare poursuit : « Ce sera le club de Paris et des Hauts-de-Seine. Il rayonnera sur toute l’Ile-de-France, une région de douze millions d’habitants». Le club sera organisé de la façon suivante : Thomas Savare sera le président du conseil de surveillance les deux premières années. Jacky Lorenzetti sera le président du directoire sur cette même période. Pierre Arnald deviendra directeur général du club. Les deux entraîneurs seront Laurent Labit et Laurent Travers, ceux du Racing 92. Savare poursuit : « Chez les jeunes, chez les filles, il y aura encore des derbies ». Comprenez par là que seules les entités professionnelles fusionnent et que le Stade français et le Racing garderont leurs écoles de rugby respectives et leurs sections « jeunes » intactes. Les deux associations support joueront donc sous leurs couleurs et leurs terrains habituels. Quant à l’équipe première, elle ne sera connue que dans quelques semaines. Lorenzetti approfondit : « Pour les deux Laurent (Travers et Labit, l’équation est simple : 45 joueurs d’un côté + 45 joueurs de l’autre = 45 joueurs. Nous avons communiqué assez tôt pour laisser le temps à ceux qui ne pourront poursuivre cette aventure avec nous de se retourner et trouver autre chose ». Le groupe de quarante-cinq joueurs ainsi constitué jouera un coup à l’Arena, un coup au stade Jean-Bouin, suivant un ordre restant à définir.

Marc Duzan
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