Vierzon , une équipe champignon

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    Vierzon , une équipe champignon
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Le club de Vierzon et sa section Féminines bénéficieront la saison prochaine du travail réalisé par l'un de ses éducateurs en UNSS.

Ces lycéennes étaient volontaires, gentilles, et très accrochées à la pratique du rugby. Leur professeur d’histoire-géographie, Stéphane Balouzat, est membre de l’équipe des éducateurs du club de Vierzon. Elles lui avaient donc demandé de pouvoir jouer ensemble dans une équipe UNSS dans leur lycée Edouard-Vaillant. « Si vous arrivez à rassembler dix filles, on monte une équipe », avait-il répondu. Elles étaient arrivées à une vingtaine. Elles n’arrêtent pas d’arriver depuis. Un petit groupe de dix a encore intégré le groupe il y a quinze jours. Une activité de rugby féminin est sortie littéralement de terre dans cet établissement scolaire. « Tout est vraiment parti de l’engouement des joueuses, raconte Stéphane Balouzat, qui entraîne les juniors garçons à Vierzon. Je n’ai jamais eu l’idée de monter une équipe féminine. Et plus ça va, et plus elles montent le degré de leurs exigences. » C’est ainsi que, l’an prochain, le club de Vierzon disposera sans l’avoir voulu, d’une équipe de cadettes à 12.

 

Une structure très forte

Il y a deux mois, réuni en conclave, le bureau directeur du club a validé le financement de 7 000 euros de ce groupe qui va lui tomber dans les bras. Des quarante en UNSS, vingt filles ont déjà décidé de rejoindre la pratique FFR. Et combien seront-elles au final ? Et quelle sera leur capacité ? « Nous pourrons faire quelque chose de très intéressant, explique Stéphane Baouzat. Pour la première année d’existence de cette équipe UNSS, nous avons participé à la finale académique. Ces filles ont déjà un passé sportif qu’elles sont parvenues à faire fructifier au rugby. Le niveau de progression est impressionnant. Et comme nous allons créer une structure très forte, nous irons encore plus loin. » La saison prochaine, en UNSS, dans ce lycée qui dispose d’un terrain synthétique, d’une salle de judo, d’un gymnase, et d’une salle de musculation, trois entraînements hebdomadaires seront programmés. Une séance de « muscu » sera dans le cursus. Des horaires aménagés seront possibles. Comme ça, d’un coup, avec des surveillants d’établissement qui sont aussi des éducateurs du club, avec un responsable professeur d’histoire-géographie qui a posé les bases de la réussite scolaire au cœur de leur projet, une véritable usine à formation verra le jour. Et c’est ainsi qu’à Vierzon, le rugby féminin va passer de l’aire du rien, à celle du tout.

 

Par Guillaume Cyprien

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