Une reconversion réussie

Elles ont fait le bonheur de l’équipe de France à VII et ont participé à l’aventure Olympique de Rio. Aujourd’hui titulaires en puissance du XV de France Marjorie Mayans et Jade Le Pesc se sont confiées à Midi Olympique après leur match contre le Pays de Galles (victoire 39-19) sur leur reconversion loin d’être évidente.

Comment avez vous vécu le retour dans le XV de France ?

 

Jade Le Pesc :   De l’appréhension forcément d’intégrer un groupe nouveau et de pratiquer une discipline différente, mais c’est un grand plaisir de retrouver le XV de France presque 4 ans après l’avoir quitté. 

Marjorie Mayans :  J’adore le rugby. C’est aussi simple que ça. Que ce soit à sept ou à quinze je prends du plaisir sur le terrain. 

 

 

 

Que vous a apporté votre passage au 7 ?

 

JlP :  Grâce au sept j’ai progressé physiquement mais aussi techniquement sur ma vitesse et sur ma qualité de passe 

 

Vous découvrez toutes les deux un nouveau poste en revenant au XV (Jade le Pesc en demi de mêlée, Marjorie Mayans en troisième ligne aile). Il y a forcément un temps d’adaptation...

 

JlP :  Les exigences du poste sont différentes entre le VII et le XV, je n’ai pas encore l’habitude mais c’est un beau défi. 

MM :   C’est un poste qui me plaît surtout pour l’aspect défensif, même si j’adore attaquer j’ai encore du mal à me placer 

 

 

Justement qu’elles sont les difficultés que vous rencontrez ?

 

JlP :  Il me reste beaucoup de choses à travailler. J’ai encore des difficultés à trouver mes repères et à gérer l’orientation du jeu. Je dois progresser dans ma manière d’alterner le jeu entre temps fort et temps faible 

MM :  Comme j’ai dit, je doit progresser dans mon placement offensif. Je regarde et m’inspire de ce qu’on font les autres. Je travaille avec la vidéo pour rattraper mon retard 

 

Désormais focalisées sur l’équipe de France à XV, Marjorie Mayans et Jade le Pesc ont quelques mois pour progresser encore et arrivées fin prêtes à la Coupe du monde cet été (du 9 au 26 août) en Irlande.

 

 

par Félix Comane

crédit photos Courreges Diarmid