Conséquence Heureuse ?

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    Conséquence Heureuse ?
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BERGERAC - Fdérale 2 : Leurs finances redressées, les Dordognots de l’USB se sont mis en quête de pérennité. Leurs bons résultats sportifs doivent faciliter cette recherche.

Au 30 juin dernier, l’US bergeracoise affichait un solde positif. Ce préambule n’est pas un détail lorsqu’on sait d’où vient le club en termes de finances. Maintenant, le combat du président Alexandre Frontère et de son équipe dirigeante se poursuit sur un terrain parallèle. Le club doit se constituer des réserves en fonds propres avec une idée précise en tête : « Dans les trois ans qui viennent nous voulons avoir 50 000 € de réserve afin de posséder une marge de manœuvre en cas de coup dur. » Cette sagesse s’accompagne d’excellents résultats sur le terrain du haut au bas de la pyramide USB. En catégorie seniors - les deux équipes figurent dans le haut de leur poule - Balandrade, Teulières A, minimes ou féminines, les Bergeracois sont au rendez-vous de la performance. Pourtant, la montée en F1 n’est pas aujourd’hui un objectif affiché. « Si nous y parvenons, prévient A. Frontère, ce sera une conséquence heureuse du très bon travail qui est réalisé. Notre véritable objectif consiste à faire progresser nos joueurs, nos jeunes entraîneurs. » 

 

Budget constant

 

Ce discours, Jérémy Bertin, l’ex numéro neuf et actuel manager, l’entend après avoir dû faire face à une saison dernière plutôt difficile. Il ne prétend pas posséder une baguette magique mais les choix qu’il a faits en harmonie avec son staff composé de Rémi Escudier (équipe 1), Frédéric Faure et Sébastien Oyhanondo (équipe 2), Benoit Combaud (prépa Physique) se révèlent pertinents : « Nous avons 60 joueurs séniors et les formations A et B œuvrent ensemble, sans distinction, jusqu’au vendredi soir à la séparation des deux équipes du week-end. Ainsi, les joueurs sont investis. »

Une stratégie a été établie à l’année nécessitant l’investissement de tout le monde. Il s’agit d’un dialogue, d’un discours et d’une forme de management expliquée par Jérémy Bertin : « Nous avons beaucoup fait tourner, et nous avons essayé huit jeunes issus des juniors. Nous essayons d’avoir un projet sur trois ans en comptant sur la labellisation prochaine de notre centre de formation. Il est indispensable que nous créions un lien entre les jeunes et les seniors. Des jeunes introvertis font maintenant partie de l’équipe, l’an prochain, à 19/20 ans ils auront une belle année d’expérience. Si ces jeunes remplacent dans quelques années les éléments cadres actuels ce sera notre plus belle réussite. La formation il ne faut pas seulement en parler, il faut en faire. » La montée ? Ce sont les joueurs qui vont se la gagner… ou pas. Mais si c’était le cas il y aurait réflexion commune pour déterminer si l’USB 2017 en a la capacité. Et puisqu’inévitablement les euros sont le nerf de la guerre, Alexandre Frontère se permet d’extrapoler en précisant bien qu’il ne s’agit là que de suppositions : « Si nous devions monter au niveau au dessus ce serait à budget constant. A Bergerac (28 000 habitants, N.D.L.R.) nous savons faire un budget autour de 750 000 € d’où l’importance de compter sur les forces vives formées localement. Nous avons la chance de vivre dans un bassin très rugby et 95 % de nos effectifs sont issus de notre environnement. » Alors tout va bien président ? « Oui. » A un petit bémol prêt : « Nous constatons une petite baisse de l’engouement autour du rugby. Elle se matérialise par une perte moyenne de près de 300 spectateurs alors qu’il y a deux ans nous avions des affluences à plus de 2000 personnes. Mais les gros écueils sont derrière nous. » Et pour le démontrer urbi et orbi les seniors sont invités à vivre une belle aventure. Pour le club, et pour eux.

 

par Gérard Piffeteau

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