Fernandez-Lobbe : « Chez les Saracens nous avions le droit de perdre »

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    Fernandez-Lobbe : « Chez les Saracens nous avions le droit de perdre »
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Toulonnais depuis l'été 2009, Juan Martin Fernandez-Lobbe a tout connu avec le RCT. Pourtant, l'ancien capitaine des Pumas, affirme que le RCT devra mettre son passé entre parenthèses s'il veut réaliser un exploit à Clermont.

Dans quel état d'esprit est le groupe à l'heure de disputer ce quart de finale de Champions Cup ?

Nous sommes à la fois excités et prudents. Nous avons conscience du défi qui nous attend, mais comme je le dis souvent, nous, les joueurs, aimons bien cette compétition. Nous allons donc tout faire pour préparer au mieux cette rencontre et essayer de faire face au plus gros défi que l'on ait eu à relever cette saison. Nous allons donc travailler, bien se préparer et tout donner.

 

Est-ce que cette équipe de Clermont est plus forte que les Saracens que vous avez affronté mi-janvier ?

C'est plus fort, parce que chez les Saracens nous avions le droit de perdre, plus aujourd'hui ! Si on s'incline c'est terminé pour nous, c'est pour ça que le défi est encore supérieur.

 

En conférence de presse, Mike Ford a expliqué qu'il souhaitait voir ses leaders s'investirent plus cette semaine que ça n'a pu être la cas depuis le début de saison...

Dans le rugby il y a différents leaders. Ceux qui sont à l'aise pour parler et ceux qui emmènent l'équipe sur le terrain. Il est important que l'on prépare au mieux cette rencontre. Que tu joues ou non, tout le monde doit être impliqué. Si on veut faire un bon match à Clermont, il est indispensable que tout le monde aille dans la même direction. C'est pour cette raison que nous en faisons plus encore cette semaine.

 

Depuis l'arrivée de Mike Ford le RCT n'a pas gagné une seule rencontre à l'extérieur. Comment croire en vos chances de victoire du côté de Clermont ?

Quand je regarde à gauche, à droite et que je vois les joueurs qui m'entourent, je suis sûr que je peux aller n'importe où avec eux. Ils vont s'envoyer comme des fous. C'est pour ça que j'ai confiance en eux, comme ils ont confiance en moi. Oui nous n'avons pas gagné depuis novembre, on ne se cache pas derrière ça, nous n'avons pas été bons. Mais si nous sommes bons pendant 80 minutes à Clermont on peut se qualifier en demi-finale. Il n'y a pas de formule magique, la seule solution est de travailler encore plus. On peut parler, on peut tout planifier, mais si chacun ne prend pas ses responsabilités et ne fait pas son boulot, on n'y arrivera jamais. C'est pour ça, les choses sont clairs, nous n'aurons pas d'excuse et il faut travailler, travailler et travailler.

 

Cette saison est particulièrement périlleuse. Vous qui avez tout connu avec Toulon, avez-vous l'impression de vivre une fin de cycle ?

Ces titres de champions, c'est du passé ! Dans le rugby, tout change d'une semaine à l'autre. C'est derrière nous tout ça. Il y a de nouveaux joueurs, un nouveau staff et je pense qu'aujourd'hui personne n'y pense. Ça y est, c'est bon, nous avons une nouvelle aventure à relever ensemble. Il faut qu'on aille se chercher des souvenirs. Quand tu gagnes quelque chose, ça reste à vie. Mais pour ça il faut travailler et arrêter de se chercher des excuses.

 

Vous affirmez ne pas chercher d'excuse, pourtant le staff en trouve défaite après défaite...

Si tu cherches, tu trouves toujours une excuse. Oui nous n'avons pas été aidé par les arbitres, mais si nous avions mis en place ce que nous avions décidé de mettre en place et que chaque joueur avait fait son boulot, je pense que nous aurions remporté les derniers matchs. C'est pour ça, il faut travailler, analyser, se dire les choses et arrêter de parler de crise chaque semaine. Les choses sont simples, il faut travailler et baisser la tête.

 

Est-ce important pour le groupe de retrouver un joueur comme François Trinh-Duc ? Que peut-il vous apporter ?

Sa sérénité et son expérience des matchs de haut-niveau. Dimanche ce sera un match serré et chaque point fera la différence. Si tu donnes une pénalité, tu pénalises toute l'équipe. C'est très important d'avoir une bonne défense et d'être disciplinés. Ainsi, avec François on retrouve un mec qui a l'expérience de ces grands matchs. C'est important pour tout le monde. Puis il a de l'envie et il saura remotiver tout le monde.

 

Est-ce que disputer un match éliminatoire n'est pas la meilleure façon de remotiver tout le monde ?

Oui, c'est clair ! Si nous ne sommes pas motivés pour un match comme celui-ci, à Clermont, dans un stade plein où Toulon n'est pas très apprécié... C'est pour disputer ce genre de match que l'on s'entraîne tous les jours. La peur ? Ça n'a jamais été mon moteur. En revanche pour moi le plus important est de ne pas laisser tomber mes coéquipiers. Je dois me préparer pour bien les aider, c'est ce qui me motive chaque jour. Je sais que dimanche nous allons tout donner et nous vider sur le terrain.

 

Par Pierrick Ilic-Ruffinatti

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