Hodge : « La Rochelle ? C'est la surprise du chef »

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    Hodge : « La Rochelle ? C'est la surprise du chef »
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Duncan Hodge, l'entraîneur d'Edimbourg, revient sur le parcours de son équipe. Il s'attend à un match difficile face au Stade rochelais. 

Duncan tout d’abord merci beaucoup d’avoir accepté de nous parler. Commençons par l’évaluation globale de la saison européenne d'Edinburg Rugby jusqu’à aujourd’hui.

On a pris beaucoup de plaisir jusqu’à présent. On a eu la chance de battre des grandes équipes : les Harlequins, le Stade Français et Timisoara, qui représentaient un grand défi. J’imagine que c’est ça l’Europe. On a bien sûr obtenu de bons résultats et joué un bon rugby. Nous sommes très contents d’être en quart de finale.

 

Vous êtes venu à bout d’une poule difficile, comme vous l’avez dit, avec les Harlequins et le Stade Français. Quelle a été la clé de la constance de l’équipe pendant la phase de poule ? 

Oui, je pense que la clé a été les deux premières rencontres : on a remporté deux matchs sur deux, et on a battu les Harlequins ici à la maison dans un match serré. A partir de là, on a toujours été proches d’être les premiers du groupe et je pense que cela nous a donné un vrai avantage pour essayer d’être premier du groupe. On savait que l’enjeu était les quarts de finale lors des deux derniers matchs. 

 

Quand vous avez vu le tirage au sort et le pédigrée des équipes de la poule, quels ont été vos premiers sentiments ?

Oui il y avait de bonnes équipes dedans. C’est comme les dernières étapes de n’importe quelle compétition, on ne savait pas sur qui on allait tomber. On est tombés sur une équipe très forte, qui a encore progressé depuis le tirage au sort ; ils se sont améliorés cette saison. Ce serait génial de les voir à Murrayfield. 

 

Dans quelle mesure le rugby européen et le format particulier du tournoi convient à Edinburgh Rugby?

On nous pose souvent la question : pourquoi on a été meilleurs en Europe et pas que cette année - cela fait plusieurs années maintenant. Je ne pense pas que l’on puisse identifier la raison. C’est difficile. C’est toujours excitant de jouer en Europe et de rencontrer différentes équipes. Je ne peux honnêtement pas mettre le doigt sur la raison pour laquelle on a été meilleurs. Je pense qu’on a eu de la chance avec l’état de certains terrains sur lesquels on a joué, ce qui nous a permis de jouer un bon rugby. Cela a peut-être aidé. 

 

C’est aussi une motivation supplémentaire bien sûr, de savoir que le week-end des finales aura lieu ici. Qu’est-ce que cela change exactement en terme de motivation, le fait que vous et les joueurs savez que cette ville accueillera la finale et que vous pourriez y participer ?

Oui c’est quelque part dans nos esprits. Mais ce n’est pas notre première préoccupation ; vous savez on a quelques matchs importants à jouer contre des bonnes équipes avant. C’est quelque chose qu’on garde à l’esprit, et comme vous l’avez dit, ça nous donne probablement ce 10% supplémentaire. Les gens à l’extérieur du groupe mettront toujours ça sur la table, devez-vous toujours essayer de garder ça au second plan ? C’est quelque chose dont vous ne parlez jamais car vous ne voulez pas aller trop vite et penser à la chance incroyable que cela serait pour vous. Oui nous ne parlons pas de ça. Notre objectif premier était de sortir de la poule et l’étape suivante était le quart de finale à domicile et donc venir jouer ici . C’était ça l’objectif, et rien d’autre. 

 

Il reste beaucoup de travail à fournir : vous jouerez contre La Rochelle qui est premier du Top 14 en quarts de finale. Juste un mot sur le défi que cela va représenter. 

On peut parler de surprise du chef. Tourefois le fait qu’ils soient premier du Top 14 avec une telle avance montre le niveau de l’équipe. Ils ont beaucoup d’atouts à l’avant comme à l’arrière. Ils sont forts dans beaucoup de zones. C’est un très bon test pour nous et ce sera différent pour eux d’avoir à venir jouer ici. Nous avons hâte.

 

J’étais sur le point de le dire vous m’avez devancé. Êtes-vous surpris par la manière dont ils s’en sortent jusqu’à présent ?

Non, quand on les voit jouer, c’est indéniablement une équipe de qualité. Ils sont bien coachés et ils sont forts dans beaucoup de zones. Quand vous mettez tout ça ensemble, pas de surprise. Pensait-on deux ou trois mois auparavant qu’ils seraient en tête du championnat ? Non, mais ils sont forts. 

 

A quel type de jeu ou de match vous attendez-vous ?

Je pense que c’est une équipe physique qui aime jouer avec le ballon, et ils sont bien sûr très forts à l’avant. On doit trouver leurs faiblesses. 

 

Tout le monde parle de l’avantage que cela représente de jouer à la maison et vous avez mentionné le fait qu’ils vont devoir venir ici. Quel avantage cela vous donne-t-il de jouer le match devant vos fans ?

C’est toujours bon de jouer à la maison et les statistiques le prouvent en général. Je pense que l’objectif principal pour nous est de faire une bonne semaine d’entraînement : on doit bien commencer le match et prendre l’avantage dès le début. 

 

Sans donner trop de détails, pouvez-vous identifier quelques zones spécifiques qui seront particulièrement importantes durant le match ? 

Naturellement contre une équipe française, les fondamentaux seront un élément important. Historiquement, nous sommes plutôt bons dans ce domaine. Donc la qualité de jeu avec le ballon sera la clé et nous permettra de jouer notre jeu. Également en défense, c’est une équipe qui aime jouer avec le ballon. On sait qu’on va devoir défendre de manière exceptionnelle : ils ont des joueurs de qualité qu’il va falloir stopper.

 

Le chemin est déjà tout tracé et si vous gagnez le match, vous serez en demi-finale contre Gloucester Rugby ou Cardiff Blues. C’est difficile de rester concentrés sur le match en cours quand vous savez ce qui vous attend ensuite ?

Non, pas vraiment, non. On est vraiment concentrés sur La Rochelle et personne d’autre pour le moment. Ce qui arrivera après arrivera. Mais ils restent notre première préoccupation. 

 

Et en tant que coach c’est quelque chose que vous devez répéter aux joueurs, pour qu’ils ne se laissent pas distraire ?

Non, non, ils n’en ont pas besoin. 

 

Comme la finale aura lieu ici, que pouvez-vous nous dire sur ce stade, qu’est-ce qu’il a de spécial pour un match de rugby ?

Même pendant les Six Nations et vous l’avez vu ces six dernières semaines, chaque stade international est un endroit spécial pour jouer au rugby. Beaucoup de matchs historiques ont été joués ici, beaucoup de bonnes équipes ont joué ici, et je suis sûr que ce sera la même chose en mai. J’espère qu’il y aura du monde. Le terrain est génial, l’infrastructure...ce sera une finale fantastique. 

 

Après la performance lors du tournoi des Six Nations, les fans de rugby écossais auront le moral au beau fixe ?

Oui, peut-être. J’espère que cela nous aidera. Je pense que le rugby écossais vit une période faste et je suis sûr que cela sera un plus pour la finale en mai. Bien sûr, il s’agit d’une compétition différente : c’est le tournoi des plus grandes équipes européennes de rugby qui a lieu ici.

 

Pensez-vous que cela boostera par la suite l’image du rugby en Ecosse ?

Oui, bien sûr. Ce serait génial d’avoir une équipe écossaise ce jour-là, mais en général il y a beaucoup de supporters qui viennent voir les matchs du tournoi des Six Nations. Ils sont derrière l’équipe et je suis sûr que ce sera la même chose. 

 

Pour finir, pour ceux qui n’ont pas encore acheté leurs tickets pour la finale. Quels conseils pouvez-vous leur donner pour prendre part à ce week-end exceptionnel qui aura lieu ici ?

Les dernières journées de ces compétitions sont géniales et en général ce sont de très bonnes équipes qui jouent. Je vous encourage à acheter vos tickets et à venir ici. La météo devrait être bonne, le terrain sera dans une excellente condition et j’espère qu’on verra du très bon rugby. 

 

 

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