Gimenez : « À Perpignan, on va quasiment jouer un quart de finale »

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    Gimenez : « À Perpignan, on va quasiment jouer un quart de finale »
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De retour de blessure, le centre Biarrot sera titulaire à Perpignan. Le plus ancien joueur dans l’effectif rouge et blanc, évoque la fin de saison et donne son point de vue sur le rugby actuel.  

Vous n’avez plus joué depuis début janvier. Comment allez-vous ?

Ça fait deux mois que j’étais absent à cause d’une blessure au pouce (luxation) et d’un problème au genou. C’est la deuxième fois que je me fais opérer de ce pouce, donc la rééducation est un peu plus longue que prévue. Je continue à aller voir l’institut de la main à Biarritz pour vraiment avoir une rééducation « parfaite ». J’ai repris les entraînements la semaine dernière avec le groupe, je suis strappé et protégé, donc de ce côté-là tout va bien.

 

Cela fait huit saisons que vous êtes au BO. Comment abordez-vous cette fin de saison avec la possibilité de disputer des phases finales ?

Ça fait un moment qu’on n’avait pas eu une fin de saison intéressante à ce point. Ça fait plaisir. Tu joues, tu te bats pour quelque chose de très beau. Une demi-finale, c’est un super moment dans une carrière. C’est vrai qu’il y a une excitation en plus pour ces derniers matchs. À Perpignan, on va quasiment jouer un quart de finale. Ce sont des choses importantes, mais on sait qu’on en est encore très loin des phases finales parce que, s’il y a le moindre faux pas, c’est terminé.

 

Vous jouerez titulaire aux côtés de Joe Vakacegu jeudi. Alex Arrate sera positionné à l’ouverture….

 Moi, je suis très content de jouer, je ne m’y attendais pas vraiment, surtout que je vais être titulaire. L’arrivée de Joe, c’est que du plus. Il nous apporte l’expérience qu’il a eue en Top 14 en venant de Bordeaux. On a vu sur le match qu’il a joué contre Albi qu’il avait de grandes qualités. Malgré son physique, c’est quelqu’un qui fait jouer autour de lui, qui a une bonne vision du jeu. Il a les facilités de son gabarit. C’est un super mec en plus, donc que du bon. Alex Arrate revient et nous fait beaucoup de bien. Il a cette fraîcheur et cette jeunesse qui apportent au groupe. Il est rentré en dix ce week-end et a fait une belle deuxième mi-temps. Aux entraînements, c’est pareil quand il joue demi d’ouverture, donc je pense que c’est logique de lui donner un peu de temps de jeu.

 

Vous avez débuté dans le monde professionnel à Toulouse qui peine en Top 14 (10e). Le Stade Français également, monument du rugby français est 12ème. Vous avez galéré pendant deux ans en Pro D2 avec le BO. Quel est votre regard sur le rugby actuel ? 

C’est un peu triste, notamment, de voir Toulouse cette année qui n’y arrive pas. On se rend compte que l’argent a pris une place importante dans le championnat. Maintenant, les grosses écuries sont celles qui ont le plus de budget, qui achètent les stars venues de l’étranger. Certes, ça booste le Top14, ça en fait vraiment le meilleur championnat au monde à mon avis, mais c’est un peu un frein pour la formation française, pour les jeunes qui ont du mal à jouer. Il ne faut pas que ça vienne gâcher l’image du rugby. Je prends l’exemple des clubs de Paris qui ont voulu fusionner. Je ne pense pas que ce soit une solution de fusionner deux clubs comme on fusionnerait des entreprises. Il faut juste savoir que derrière tous les clubs il y a tout un passé et j’espère qu’on n’en arrivera pas là.

Propos recueillis par Pablo Ordas

 

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