L’Essonne, le bon exemple

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    L’Essonne, le bon exemple
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Leader de la féminisation, le département francilien illustre les bienfaits de l'intégration des femmes. 

La défense du rugby féminin a pris un tour singulier dans l’éditorial qui lui a été consacré par le président Jean-Louis Boujon sur le site du comité d’Ile-de-France. Au-delà du droit, et du principe de l’égalité devant la pratique, son écrit disait l’intérêt des clubs d’intégrer cette féminisation dans leur plan de développement. Pour résumer son propos, « les collectivités territoriales y sont devenues très sensibles », expliquait-il. Comprendre que dans cette période où la baisse des subventions est devenue une donnée constante, la féminisation est devenue un biais par lequel obtenir des aides. « Cet aspect du développement est même devenu l’item numéro 1 aux yeux des partenaires publics », précise Jean-Louis Boujon. Un exemple de réussite : le département de l’Essonne.

 

5 % du budget de fonctionnement

Le comité départemental dirigé par Patrick Guimard avait largement intensifié son activité en direction des féminines il y a 10 ans. Dix ans après, il est le seul comité départemental qui a créé une vraie parité dans son système de fonctionnement. 10 femmes sont au comité directeur, sur les 20 élus. Et alors que les femmes ne représentent encore que 10 % de la totalité des licenciés joueurs, leur proportion grimpe à 20 % quand on élargit le spectre aux bénévoles. « Nous avons pu observer que tous nos efforts en direction de la pratique féminine, soutenus par nos collectivités locales, ont fini par avoir une retombée sur le monde dirigeant, explique Patrick Guymard. Il est clair que le soutien du rugby féminin est devenu un soutien au rugby plus simplement. » En Essonne, sur les 250 000 € de budget de fonctionnement du comité de l’Essonne, 12 000 € (7 000 € du conseil départemental et 5000€ du CNDS) sont versés dans le cadre du soutien au rugby féminin. Soit une proportion de 5 %. « Nous rencontrons encore, il ne faut pas le nier, certains freins machistes, tempère un peu Véronique Dubois-Vincent, la responsable du rugby féminin francilien. Si la féminisation du Rugby est en plein essor, et même si de nombreuses journalistes sont maintenant sur le bord du terrain pour approcher le Rugby du haut niveau, dans l’amateurisme le chemin est encore long. » Les « machos » ont pourtant tout intérêt à se pencher sur cette problématique, qui peut vraiment leur être utile. À ce jour, sur l’Ile-de-France, 776 femmes œuvrent en tant que dirigeantes, au bon fonctionnement des clubs.

par Guillaume Cyprien

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