Revol, l'homme clé

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    Revol, l'homme clé
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Autant respecté et apprécié par le camp fédéral que par les dirigeants de la ligue, l’emblématique président castrais Pierre-Yves Revol pourrait être un acteur central du consensus.

«Le rugby français ne gagne rien en restant enlisé dans des conflits !» Ce cri du cœur de ce président de Pro D2 traduit bien le sentiment partagé par l’ensemble des dirigeants du rugby français. Le conflit doit être résolu, et « la FFR et la LNR doivent travailler de concert », dit cet autre président de Pro D2. Compte tenu de ce contexte, il faut un médiateur. Une personne qui fera le lien entre les deux présidents. Un homme reconnu par les deux camps. Impossible, au vu des tensions qui déchirent les deux parties ? Peut-être pas. Car cet homme, ce pourrait être Pierre-Yves Revol. Pourquoi ? Parce qu’il connaît mieux que personne la Ligue, qu’il a présidé pendant quatre ans (2008-2012): « Sa longévité en club, ses qualités d’orateur, sa réussite professionnelle, sa sérénité font qu’il est très apprécié parmi les présidents, tous championnats confondus », nous confiait cet autre président d’un club trustant le haut de tableau de Pro D2. Il est vrai que le CV du président castrais en impose. Du haut de ses 23 ans de présidence à la tête du CO (de 1988 à 2008, année où il présida la Ligue, il reprit les commandes du club dès 2014), Revol possède une expérience et un réseau dans l’élite du rugby français que peu de dirigeants peuvent se targuer d’avoir. Voilà pour le côté club professionnels. Mais quelles sont ses attaches du côté fédéral ? La première, et non la moindre, le lie directement au patron du rugby français, Bernard Laporte.

En effet, ce dernier possède une grande estime pour le Castrais, et paraît tout à fait disposé à travailler avec lui. Chose que l’on peut difficilement avancer dans le cas de Paul Goze. Ensuite, Revol est un haut dirigeant des laboratoires Pierre Fabre qui, non content d’être un véritable poumon économique du département, sont également l’actionnaire majoritaire du club de Lavaur, ville où les laboratoires Pierre Fabre ont installé le siège international de Pierre Fabre Dermo-cosmétique en 2000. Cette dernière ville n’étant autre que la patrie d’Alexandre Martinez, ex-emblématique président de l’ASV Lavaur XV et aujourd’hui... trésorier de la FFR. Fort de sa légitimité et de ses relations des deux côtés, le président castrais pourrait bien être l’homme clé de la résolution de ce conflit. Mais ne comptez pas sur lui pour se pousser du col. Sollicité par nos soins cette semaine, le discret mais très influent président castrais a poliment refusé de s’exprimer. Ses mots, ils les réserve aux dirigeants, afin de sortir le rugby français de cette impasse.

Simon Valzer
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