Un mariage pas coton

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    Un mariage pas coton
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Entre fronde des supporters romanais et résultats sportifs en berne, la première année de mariage entre le ROC et Romans n’a pas eu la réussite espérée.

Il y a huit jours, l’entente Valence-Romans a terminé le championnat de Fédérale 1 sur une bonne note, grâce à une dernière victoire à domicile sur Provence Rugby (22-20). Le grand club drômois, né l’été dernier du rapprochement entre le ROC (Valence-LaVoulte) et Romans n’a pas fait d’étincelles, au moins sur le terrain. En-dehors, la fusion a continué d’agiter les esprits entre les pro et les anti. Une heure avant le coup d’envoi contre les Provençaux, deux cent cinquante romanais se sont réunis devant le stade Marcel-Guillermoz pour protester contre le rapprochement des deux clubs, effectué au profit du voisin valentinois. Menée notamment par l’ancien talonneur, Christian Darlet et l’ancien adjoint aux sports de Romans, Pierre Taravello, la fronde revendiquait plus de matchs (75 %) à Marcel-Guillermoz, le retour du célèbre damier sur le maillot, à dominante rouge cette saison, et l’abandon de l’appellation VRDR (Valence Romans Drôme Rubgy) au profit de l’appellation du club auprès de la FFR : Roval’Drôme. Autant de demandes qui ne devraient pas trouver d’échos, malgré l’écoute active de certains dirigeants, originaires de Romans, ces derniers jours. « Nous sommes le fruit d’une belle histoire mais le rugby a changé, plaide le président, Laurent Beaugiraud. Il y a quelques détracteurs du projet qui voudraient qu’on joue encore contre Béziers ou Toulouse, mais il n’y a plus de première division à quatre-vingts clubs. » Et le dirigeant de rappeler que le rassemblement des deux entités à permis de créer le septième club français en termes de nombre de licenciés, et que l’équipe figure dans les quarante meilleures du pays.

Un avenir encore incertain

 

« Nous pouvons voir le verre à moitié plein ou à moitié vide, remarque le dirigeant. Je respecte les anciens, ça me touche. Mais nous avons pris des engagements. Nous avons pour projet de créer un club de bassin. Je ne dis pas que je ne partage pas un certain constat sur le rugby français. Mais on ne peut pas vivre dans le passé. » Et voir plus loin. Un des autres griefs portait également sur l’absence de résultat. L’entente n’a pas porté les fruits escomptés sur le plan sportif. Certains font d’ailleurs remarquer que Chambéry, avec un budget bien moindre, a de bien meilleurs résultats. « Nous avons appris de nos erreurs, assure Laurent Beaugiraud. Nous avions également hérité de nombreux joueurs encore sous contrat. Pour la saison prochaine, nous garderons nos meilleurs éléments et une dizaine de joueurs devraient nous rejoindre. » Tous devraient avoir l’expérience de la Fédérale 1 Elite, ou du Pro D2, dont plusieurs anciens joueurs Berjalliens. Le staff pourrait également être étoffé avec la possible arrivée d’un manager général, pour épauler le duo d’entraîneurs composé de Nicolas Bouillet et de Greg Tournayre. Il reste à espérer que cela suffise à calmer les ardeurs des supporters romanais qui refusent toujours d’aller voir les matchs à Valence…

par Sébastien Fiatte

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