Comme une révélation

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Le Stade Montois féminin n’a que cinq ans et il affiche déjà des ambitions à la hauteur de son fort potentiel.

Professeure d’EPS branchée athlétisme, Muriel Laffargue n’a jamais pratiqué le rugby. Elle occupe pourtant au sein de la structure féminine du Stade montois, en charge de la préparation physique auprès des entraîneurs Guilaume Solana et Éric Guardia, une place légitime. Sœur de l’ancien fameux troisième ligne Pascal Vanthournout, mère de Clément qui évolue avec les Espoirs montois et de Julie, capitaine des filles en jaune et noir, Murielle a toujours baigné dans le bain ovale. C’est de son lycée que la belle aventure est partie quand il a fallu trouver un exutoire à de jeunes volontaires atteintes du virus du rugby. Patrick Talès, alors président de l’asso Stade montois, leur a ouvert les portes. « C’était il y a cinq ans, se souvient la prof Muriel. Parmi ces cadettes il y avait ma nièce Marie Vanthournout qui joue aujourd’hui à Montpellier, ma fille Julie, Mégane Delavalle devenue championne du monde universitaire à VII, Marie Gourgues championne d’Europe moins de 18 ans à VII, Lisa Diraison internationale moins de 20 ans, elles sont encore là. » Depuis, le collectif a pris du corps. Nous sommes loin du premier groupe hétérogène constitué de 23 filles dont… 18 première ligne.

Addictes au rugby

Cette année, les Montoises font feu de tout bois et viennent d’aligner 14 victoires consécutives. Un esprit très offensif les anime. De fait, si l’ailière Perle Remazeilles, 20 ans et à laquelle a été confié le secteur musculation, occupe le rang de meilleure marqueuse d’essais, c’est parce que les filles de devant conduites par les plus expérimentées Alexia Cérénys et Pauline Bayle sont particulièrement efficaces et que les attaquantes Laffargue, Gourgues, Diraison, Delavalle, Manon Guichemère, Florine Oswald ou Margot Auvinet sont bien dans la tradition montoise. « Les filles sont volontaires, se délecte Muriel Laffargue, elles ont toutes le même niveau d’engagement au service du collectif. Elles se dépouillent à chaque match et personne ne triche. Les entraînements sont de grande qualité, c’est magique. Cette section féminine est une révélation. Que du bonheur ! » Certaines sont devenues addictes au rugby nous dit-on, et cela tombe plutôt bien puisque les Montoises affichent l’ambition d’aller tout au bout de leur belle aventure ; « À partir de cette semaine nous travaillons essentiellement vitesse, explosivité et cardio, précise Muriel Laffargue. Il faut qu’elles aient des séquences de trois minutes dans les jambes. » Pour atteindre le bonheur…

 

 

 

par Gérard Piffeteau

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