Super Rugby : Michael Cheika, le pacificateur australien

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    Super Rugby : Michael Cheika, le pacificateur australien
Publié le , mis à jour

Dans un contexte de tension entre la Fédération australienne de rugby et ses franchises, Michael Cheika, le coach des Wallabies, apparaît comme un pacificateur. Il appelle à l'unité du rugby en Australie.  

C'est désormais officiel le format du Super Rugby évoluera la saison prochaine. 15 équipes s'affronteront dans le championnat de l'hémisphère sud au lieu de 18. Conséquence directe : une équipe australienne est condamné à perdre sa licence la saison prochaine. Une situation qui a fortement tendu les relations entre la Fédération australienne de rugby (ARU) et ses franchises. La Western Force a notamment engagé des actions juridiques à l'encontre de l'ARU estimant que les « conditions d'équité pour évaluer les Rebels et la Force n'étaient pas respectées ». Il faut dire que les franchises n'ont pas leur mot à dire sur les décisions de la Sanzaar. Ce contorsium des Fédérations nationales qui gèrent le Super Rugby. 

Et chacun y est déjà allé de son commentaire à propos de ce climat difficile pour le rugby australien. Dernier en date, Michael Cheika. L'entraîneur des Wallabies s'est exprimé dans la presse de son pays pour la première fois sur le retrait de licence d'une franchise australienne. « Dans un format à cinq équipes, il y a plus de joueurs qui sont susceptibles d'évoluer sur le terrain . Chance Peni n'aurait jamais eu d'opportunités, s'il n'y avait eu que quatre franchises », commente l'ancien coach des Waratahs. 

 

En désaccord avec Eddie Jones

Principal argument des soutiens au retrait d'une franchise dans la poule australienne : relever le niveau de l'équipe. C'est en creux ce que pense Eddie Jones. « Le rugby australien n'a jamais été aussi fort que lorsqu'il y avait encore trois équipes dans le Super Rugby », confiait ainsi l'actuel entraîneur du XV de la Rose dans les médias néo-zélandais. Jones va encore plus loin. Il pense que l'ARU a commis une erreur en créant deux nouvelles franchises dans des villes où le rugby n'a aucun poids. Il est vrai que ce soit pour les Rebels à Melbourne et la Western Force à Perth, le football australien y est beaucoup plus populaire. 

Toutefois, Michael Cheika semble prendre le contre-courant de son prédécesseur (2001-2005). « Le nombre d'équipe n'est pas qu'une équation. Je ne pense pas que les résultats de nos franchises soient le résultat de leur nombre. Nous devons juste être meilleur sur le terrain », contre-attaque Cheika. Et pour cause, seuls les Brumbies présentent un bilan presque positif cette année dans le Super Rugby (3 victoires, 3 défaites). Toutes les autres franchises comptent plus de défaite.

 

Un appel à l'unité 

Le coach australien prône également l'unité du rugby australien. Une posture qu'il essaie lui même d'adopter avec les franchises. Ainsi, Michael Cheika est en dialogue permanent avec les coachs des équipes du Super Rugby. L'entraîneur a révélé dans la presse australienne avoir aidé le manager des Rebels. « Le coach de Melbourne m'a appelé en me conseillant de prendre un de ses joueurs pour notre préparation. Ce que j'ai accepté », explique Cheika. Il n'a toutefois par révéler le nom de ce joueur. 

 

Cheika se montre aussi très protecteur envers ses joueurs, notamment avec la perte d'une des licences. « L'idee, c'est que les joueurs de la province qui sera amené à disparaître du Super Rugby décident eux-mêmes de leur avenir ». Il vole également au secours de Stephen Moore, écarté de la feuille du match des Reds en raison de ses performances décevantes. « C'est un joueur qui se connaît très bien. Il manque de forme et il doit le savoir. Je suis sûr qu'il reviendra vite à son meilleur niveau ». Reste à savoir si le rôle de paratonnerre joué par Michael Cheika aidera l'Australie à surmonter la crise qui guette....

 

par Pierre Loevenbruck

 

 

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