Paris revient dans la course

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Le Stade français a complètement dominé son sujet face à des Palois totalement dépassés en s'imposant 51-16. Avec ce deuxième succès bonifié acquis en huit jours, le club parisien revient dans la course aux phases finales.

Le résumé

Pau n’a pas existé. Les Béarnais ont été submergé par la vitesse d’exécution des Parisiens. En inscrivant quatre essais lors de la première mi-temps, les locataires de Jean Bouin se sont mis très rapidement à l’abris, en faisant preuve d’une efficacité redoutable. Tandis que les hommes de Simon Mannix multipliaient laborieusement leurs temps de jeu répétés sans obtenir de gain, ceux de Quesada sont parvenus à s’offrir des occasions de scorer par des lancements d’action millimétrés et des prises d’intervalles rapides. Camara, Doumayrou, Waicea et Dupuy, se sont baladés durant les quarante premières minutes. Plisson s’y est mis en seconde période, en perçant à deux reprises. La capacité des Parisiens à se passer le ballon, et à jouer les bons intervalles, a complètement abasourdi la défense paloise. En y rajoutant un essai de Parisse sur mêlée enfoncée, on obtient une domination totale dans tous les secteurs. Avec une telle prestation, les Parisiens on clairement indiqué à Castres et au Racing 92, leurs deux concurrents à la qualification qu’ils rencontreront très prochainement, qu’il faudra vraiment compter avec eux.

 

Le tournant

Le match a définitivement tourné en faveur du Sade Français entre la 34ème et la 38ème minute. Les Parisiens menaient déjà assez largement au score (20-6). Leur supériorité était évidente, tant ils se montraient efficaces. Cette efficacité a pris une forme carrément extraordinaire pendant ces quatre minutes, avec deux essais de Julien Arias inscrits coups sur coup. Le premier est un fruit tombé d’un raid en solo de Djibril Camara, bien servi par Doumayrou aux abords de leur propres 22 mètres. Camara a passé toutes la défense en revue sur une simple accélération. Fumat et Gunther se font déposer. Il a cadré, redonné intérieur à Doumayrou, qui a servi Arias seul sur son aile au soutien. Le deuxième essai est venu d’une percée de Waicea à la suite d’une belle combinaison en première main initiée derrière une touche. Dupuy a bien suivi. Il a ramassé et cadré la ligne de défense par une feinte de départ, avant de donner un coup de pied à suivre millimétré pour Arias. 30 à 6, et quatre essais à zéro : le match était déjà plié au moment de partir au vestiaire.

 

L’essai du match

Dans la farandole d’essais inscrits par le Stade Français, on retiendra le plus symbolique : celui de Parisse sur une mêlée enfoncée (49ème). En perçant aux abords des 22 mètres, Plisson avait mis le feu à la défense. Malié a été contraint de commettre une faute pour annihiler l’action, ce qui a valu un carton jaune à l’arrière Palois. La pénalité a été transformée en mêlée par le capitaine du Stade Français, qui s’est affalé dans l’en but après une belle poussée collective. Dans le flot des réalisations précédentes, toutes parties de la ligne de trois-quarts, cet essai a valorisé la prestation du paquets d’avants. Alors que le Stade Français souffrait des absences des piliers Van der Merwe et Tolaufo, et des talonneurs Bonfils et Sempéré, et que Slimani patientait encore sur le banc avant d’entrer, cet essai a aussi mis en évidence la profondeur du banc parisien.

 

L’homme du match

Julien Dupuy a régalé jusqu’à sa sortie à la 54ème minute. Il a collé au ballon. Il a accéléré le jeu sans cesse. Et il a été décisif sur deux des cinq essais inscris par son équipe durant sa présence sur le terrain. Sur le premier, il a créé l’action tout seul. Touche, ruck, et départ dans un trou de souris : toute la défense a été prise à revers. Elle s’est refermée sur lui rapidement. Avant de se faire plaquer, il a tapé juste devant l’en but pour Waicea qui a devancé Votu (14e). La domination du Sade Français a commencé à prendre forme à cet instant. Sur le deuxième, il lui a suffi d’une feinte de départ pour attirer les défenseurs sur lui, avant de déposer le ballon dans l’en but pour Arias, pour son deuxième coup de pied gagnant de la journée. Ce deuxième essai a donné 24 poins d’avance aux siens, et le succès assuré.

 

Par Guillaume Cyprien

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