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    Ovalie Caennaise : il va falloir reconstruire
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Compétitions

Ovalie Caennaise : il va falloir reconstruire

Après plusieurs saisons délicates, les Caennaises ont fini par être reléguées en Armelle-Auclair.

La réunion tenue à Marcoussis entre les représentants des équipes de l’élite a laissé entrevoir la possibilité d’une réforme fédérale. Quelques-uns ont avancé l’idée de création de deux poules géographiques en première division, qui limiteront les grands déplacements. Avec un top 16 ou un top 14, l’Ovalie caennaise conserverait sa place dans le haut de la hiérarchie. Cette opportunité serait formidable pour les Normandes. Battues à Romagnat lors de la dernière journée, dernières du championnat, leur destin à ce jour est d’être rétrogradées en Armelle-Auclair. Malmenées depuis plusieurs saisons, cette rétrogradation a confirmé la difficulté de l’un des plus beaux palmarès du rugby féminin français (3 titres et 3 finales), qui a fourni un nombre impressionnant d’internationales et de capitaines à l’équipe de France, à suivre le rythme de la concurrence.

Le paradoxe universitaire

Les Caennaises ont vécu comme un retour de bâton ce qui avait fait leur force. Cette équipe qui avait poussé avant les autres sur le terreau de l’université, en se construisant sur la participation importante des étudiantes Staps, est dépassée par celles qui peuvent aujourd’hui reposer sur des bassins universitaires plus forts. Les places de Rennes, Lille, Toulouse, Blagnac, Montpellier, ou Bobigny, offrent davantage de possibilités de recrutement. « Et par un paradoxe incroyable, nous sommes aujourd’hui la seule université de France qui fonctionne avec deux associations sportives : les Staps d’un côté, et les autres filières de l’autre, explique Aurore Sobolak, passée par les Staps, et qui s’occupe de la formation. Nous avons perdu le lien avec les Staps, dont les membres sont des sportives déjà accomplies. » Cette situation a limité le recrutement en nombre et en qualité. Un signe fort dans la difficulté : la réserve joue en troisième division à VII. L’effectif de la première est limité à 30 joueuses, quand le club ne possède pas de salarié chargé du développement. « Nous avons devant nous un travail de longue haleine, commente le nouveau président Patrick Dziura-Keukelinck. Nous venons de créer une équipe des moins de 15 ans et sommes lancés dans une entreprise de resserrement des liens avec les chefs d’établissements. Ce sera long. Il faut travailler, et ne pas relâcher les efforts : c’est la seule solution pour que ce club conserve sa stature historique. »

par Guillaume Cyprien

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