Revoici Delas !

Alors que la section féminine du TPR disputait un quart, l’une de leurs joueuses clés, est revenue à la compétition. Et les Oursonnes parlent d’avenir

Un quart de finale d’Armelle-Auclair vient d’être disputé ce dernier week-end par les filles du Stado. En terme d’objectif, la capitaine Marine Saint-Macary et ses coéquipières ont donc atteint leur objectif minimal. D’autant que par un gros travail de recrutement, le Stado TPR féminines a doublé ses effectifs à l’intersaison pour atteindre 100 licenciées seniors et cadettes. On s’en féliciterait si le manager général Thierry Escoubas ne manifestait pas une sorte de frustration dont il connait les causes. De fait, le groupe handicapé par les blessures de joueuses cadre, notamment Delas, Baguette, Delgado, n’a pas pu atteindre son plus haut niveau de performance. L’entraîneur ajoute à ce constat un jugement qui doit interpeller le club dans sa globalité : « Pour bien figurer en Armelle-Auclair, dans un championnat dont le niveau ne cesse d’augmenter, il faut cultiver un véritable esprit de compétition. Or la préparation mentale est un réel problème. » Thierry Escoubas s’interroge sur son avenir : « Je suis en réflexion et je ne pense pas continuer la saison prochaine », lâche-t-il.

La force du collectif

Cette incertitude ne peut cependant cacher la très bonne nouvelle du retour à la compétition de Laura Delas. Sans une blessure au genou mi-janvier, elle aurait sûrement participé au sein des tricolores au Tournoi des VI Nations. Opérée il y a deux mois, l’attaquante a rejoué cinq minutes contre Castres et plus d’une mi-temps il y a une semaine. Si bien qu’elle était opérationnelle pour le quart de finale contre Sassenage. Son manager affirme qu’elle se donne les moyens de ses ambitions. Entendez par là qu’elle redouble d’efforts. Pari réussi. « J’ai beaucoup travaillé et je me suis dis pourquoi pas retenter ? Je pensais avoir plus de difficultés. J’ai même repris les tirs au but et j’ai été agréablement surprise. Oui, bien sûr, la prochaine Coupe du monde reste un objectif mais pour l’heure je pense au club. Nous n’avons peur de personne mais nous sommes nos pires ennemies. Nous avons de très bonnes joueuses comme Cindy Reynaud mais notre force reste quand même le collectif. » Ensuite, dès ce mois d’avril, la suite est toute tracée pour Laura Delas : « Je travaille chaque jour pour prétendre postuler à l’équipe de France. Je veux mettre toutes les chances de mon côté. » Et les coachs ont choisi en l’intégrant dans le groupe tricolore qui va préparer le rendez-vous planétaire. Laura est vraiment de retour.

par Gérard Piffeteau