• « Team building » : le rugby comme vecteur
    « Team building » : le rugby comme vecteur
Publié le / Modifié le
Compétitions

« Team building » : le rugby comme vecteur

 Le rugby à 5, une pratique qui a le vent en poupe, séduit de plus en plus de chefs d’entreprises. Voici pourquoi.

Le rugby à 5, ce jeu à toucher mixte et pratiqué sur un demi-terrain, est en pleine expansion en France. A tel point que la FFR recense aujourd’hui 300 clubs et près de 30 000 pratiquants, tous regroupés sous une licence « rugby loisir ». Ludique, peu contraignant et beaucoup moins risqué que ses grands frères (XV, 7, 13...), le rugby à 5 a le vent en poupe. Michel Lavigne, membre de l’association du Stade français et président du club French Flair Rugby Club, explique : « A Paris, le rugby à 5 a débuté comme une blague entre copains, le dimanche matin, sur l’esplanade des Invalides. » Face à l’afflux constant de nouveaux pratiquants, ce Lot-et-Garonnais de 58 ans s’est pourtant rapidement rapproché de l’association du Stade français afin de créer une entité propre à cette discipline. Roger Boutonnet, président de l’asso du Stade, donna aussitôt son accord pour créer une catégorie de rugby à 5 (le FFRC) au sein du club de la Porte d’Auteuil. Fondée autour de trois célèbres restaurateurs français (Christian Etchebest, Manu Maquaire et Jean-François Guillaume), l’équipe du French Flair Rugby Club regroupe aujourd’hui soixante-trois licenciés. Lavigne poursuit : « Le rugby à 5 permet une approche ludique du rugby. Anciens joueurs, seniors, femmes, papas accompagnés de leurs enfants : tous ont accès à un jeu de courses, de passes et d’évitement, sans catégorie d’âge... »

 

Land Rover ou Thomas Cook se sont déjà pris au jeu 

Forts de ce succès, les membres du French Flair Rugby ont dernièrement monté une société (Rugby Spirit Consulting), laquelle propose aux chefs d’entreprise des séminaires de « team building » (renforcement d’équipe) construits autour du rugby à 5. Dans des lieux comme le stade Jean Bouin, le CNR de Marcoussis ou la Faisanderie (l’ancien terrain du Stade français, situé dans le sublime parc de Saint-Cloud), les salariés des entreprises sont donc regroupés toute une journée, au fil de laquelle les réunions de travail sont suivies d’une heure et demie de rugby à 5, d’entretiens avec de personnalités du rugby telles Philippe Guillard, Philippe Sella ou encore Omar Hasan. Des multinationales telles Land Rover, Thomas Cook ou AG2R se sont déjà laissées séduire par ce concept innovant. Michel Lavigne conclut : « Le but est de rythmer la journée de travail en trois mi-temps : causerie d’avant-match faite par l’un de nos intervenants, remise des maillots, match de rugby et troisième mi-temps, autour d’un bon repas et un cocktail. Pour l’instant, les retours des chefs d’entreprise ont été très encourageants ». Après avoir conquis le coeur de milliers de pratiquants, le rugby à 5 va-t-il conquérir celui des entrepreneurs ?

Marc Duzan
Voir les commentaires
Réagir