Sexton : « Clermont est un grand d’Europe »

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    Sexton : « Clermont est un grand d’Europe »
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Jonathan Sexton revient sur la rivalité entre Clermont et le Leinster, et sur la bonne forme du rugby Irlandais.

Quel souvenir gardez-vous de la demi-finale de Bordeaux, il y a cinq ans ?

Un souvenir fabuleux. C’était un grand jour dans l’histoire du Leinster. C’est un des matchs les plus durs que j’ai eu à jouer. J’étais encore un jeune joueur mais après la rencontre, j’étais allé en discuter avec Brad Thorn. Il avait 38ans, une expérience incroyable et il m’avait confirmé que, pour lui aussi, c’était un des matchs les plus durs qu’il avait disputé. C’est dire si l’intensité était incroyable.

Comment expliquez-vous le retour au top de votre club, après une année de disette ?

La Coupe du monde a pesé. Beaucoup de joueurs avaient disputé le Mondial et au retour en club, il a fallu faire une préparation accélérée. Les choses, ensuite, se sont mal enchaînées. Je me souviens que pendant la semaine précédant la dernière rencontre des poules de Coupe d’Europe, nous avons enregistré quatre blessures d’un coup chez les trois-quarts. Ce groupe était fatigué. Si vous ajoutez à cela que notre groupe qui comprenait Toulon, les Wasps et Bath, vous comprenez qu’on ne pouvait pas y arriver. Mais nous en avons tiré beaucoup de leçons et ce que nous sommes aujourd’hui, nous le puisons dans cet échec.

Comment expliquez-vous la domination actuelle du rugby irlandais sur celui de France ? Toulon a récemment gagné trois Coupe d’Europe de suite, non ?

Oui mais, statistiquement, le Leinster et le Munster sont supérieurs, comme l‘équipe nationale… C’est une question de cycles. En d’autres temps, les provinces irlandaises ont remporté cinq titres européens en sept ans. Aujourd’hui, nous sommes de retour. Mais les Français sont toujours là. Toulon a gagné trois ans de suite la compétition. Clermont est presque toujours présent dans le dernier carré. Les Français sont toujours aussi dangereux. Et nous ne prenons absolument pas Clermont de haut. Ils ont fait un focus très clair sur l’Europe depuis plusieurs saisons. Ils sont passés plusieurs fois très proches du sacre. C’est un grand d’Europe et on les aborde comme tel. 

Craignez-vous l’atmosphère qui vous attend dans le stade, à Lyon ?

Oui, forcément. Pour les plus jeunes, ils vont découvrir une ambiance incroyable, quelque chose qu’ils n’ont jamais connu jusque-là. On annonce 41 000 supporters de Clermont présents au stade. Ils n’ont pourtant pas besoin d’être autant : je me souviens qu’il y a quelques années (en 2009, N.D.L.R.) nous avions affronté Clermont en quart de finale chez nous, au RDS Stadium. 500 ou 600 supporters avaient fait le déplacement. Peut-être un millier. Mais ils faisaient un bruit incroyable dans le stade. Alors imaginez, 41 000… Clermont, c’est une ambiance très spéciale. Si vous n’en faites pas abstraction, ça peut être intimidant. Mais je suis persuadé que si les choses sont dans l’ordre, vous pouvez en tirer un avantage. Vous en nourrir. C’est ce que nous allons tenter de faire.

 

Léo Faure
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