À leur firmament

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Publié le , mis à jour

Bagnères-de-Bigorre affronte Oloron en huitièmes du Jean-Prat dimanche. Un match de gala qui vient récompenser une saison réussie au meilleur niveau possible pour les Bagnérais.

«Nous sommes satisfaits d’être arrivés à ce stade de la compétition. Vous savez, ça n’était pas gagné d’avance ! Tout au long de la saison, l’équipe a soufflé le chaud puis le froid. Nous avons battu des cadors puis baissé pavillon contre des formations a priori plus faibles. Cette compétition est un marathon, un long combat où rien n’est jamais acquis d’avance. » Roland Bertranne, ancien capitaine du grand Stade bagnérais, deux fois finaliste malheureux du championnat de France et trois-quarts international au 69 sélections, se délecte d’avance de voir son club de cœur recevoir son voisin oloronnais pour ce match couperet qui fleure bon le printemps. Le coprésident - il partage le poste avec Jean Abeilhé - porte un regard lucide sur la saison des siens et sur l’avenir du rugby à Bagnères-de-Bigorre : « Très franchement, nous sommes fiers de nos joueurs qui ont accompli la saison que l’on attendait d’eux. Bien sûr, si nous pouvons passer ce tour, ça n’en sera que mieux. Mais l’objectif sportif est rempli. Désormais, nous voulons faire plaisir à notre public qui nous soutient en masse. »

Un club qui ne vit pas au-dessus de ses moyens

Et le « petit taureau furieux » de reprendre dans un sourire : « Dans ce championnat, et plus généralement dans le rugby d’aujourd’hui, il faut faire très attention à ne pas s’enflammer. Nous ne recruterons jamais au dessus de nos moyens pour courir après des objectifs ou des buts qui ne sont pas les nôtres. Le trophée Jean-Prat est le plus beau niveau auquel nous pouvons prétendre. » Pas question donc pour les Bagnérais de se prendre pour d’autres - « d’autant plus que mon coprésident est un ancien des impôts, ce qui assure une gestion saine des comptes », reprend Bertranne, hilare. Avant d’asséner, lucide : « La création de la poule élite a été une très bonne chose… Mais il reste des équipes « surarmées », même en Jean-Prat. C’est la logique sportive. Conquérir ce titre à court terme sera très difficile. Mais ma foi, tant que nous serons en mesure de lutter pour parvenir à le gagner, nous serons heureux. » Alors Roland Bertranne et tous les Bagnérais vont savourer leur dimanche. Savourer l’entrée des joueurs sous une météo que tous espèrent clémente afin que le stade soit le théâtre d’une belle fête du rugby comme seules les phases finales savent les dessiner. Et advienne que pourra. Roland Bertranne et Jean Abeilhé, eux, seront toujours là la saison prochaine pour reconduire leur Stade bagnérais dans ce championnat qui leur va si bien.

 

Par David BOURNIQUEL

photo DR

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