Stade Français objectif élite

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Alors que la transformation des compétitions féminines est discutée, les Parisiennes sont favorables à un élargissement de la première division.

Les Parisiennes n’ont pas dépassé le stade des quarts de finale du challenge Armelle-Auclair. Les Bordelaises les ont battues assez sèchement (19-31). « Elles se sont beaucoup mieux adaptées à l’arbitrage des zones de rucks, dans lesquelles nous avons fait preuve d’un relatif manque d’intelligence », a analysé leur entraîneur principal Olivier Carreiras, un peu déçu par cette fin rapide, mais très satisfait du bilan de ses deux premières années de son mandat. L’ancien responsable de MLSGP a su composer en deux ans un groupe compétitif, passé de la Fédérale 1 au dernier cercle des équipes qualifiées en élite 2. Au tour de l’inaltérable capitaine François Gomez (43 ans), ce groupe hétéroclite a encore grandi. L’arrivée d’Anaïs Lagougine dans le staff — ancien responsable de France développement — a augmenté les capacités de travail. En signe de la progression homogène des Parisiennes, la réserve s’est également qualifiée en championnat de France, pour la première fois. Ce bilan global, et la nouvelle place occupée par l’équipe fanion sur l’échiquier national, alimentent le désir du Stade français d’intégrer le giron de la première division féminine.

Oui pour le top 16

Lors de la campagne fédérale, la résolution 31 du programme de Bernard Laporte prévoyait un élargissement de l’élite. Les responsables des clubs se sont vus il y a quinze jours à Marcoussis pour en discuter. Un questionnaire sera renvoyé sur les problématiques soulevées par cette rencontre, dont les réponses devraient conduire la base de proposition de la réforme fédérale proposée au congrès de Bourges. Les avis sont partagés. Un Top 8 qui passerait à un top 16, coupé en deux zones géographiques ? Les Parisiennes graviraient l’échelon de façon administrative. Dans cette compétition qui monte en gamme chaque année, et dont les forces montantes ont mis à mal quelques bastions historiques, tel que L’Usap ou Caen, les Stadistes, à peine promue depuis un an en Armelle-Auclair, seraient confrontées à un défi de taille. « Si on nous balançait aujourd’hui dans le Top 8, je ne pense pas que nous pourrions y tirer notre épingle du jeu, admet Carreiras. Mais dans une configuration élargie, nous devrions pouvoir survivre, et nous donner le temps de nous construire, pour finir par bien y figurer. Cet élargissement, nous pourrions l’assumer. Oui, nous aimerions le passage au top 16. »

 

par Guillaume Cyprien 

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