Super Rugby : quel avenir pour les joueurs de la Force et des Rebels ?

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    Super Rugby : quel avenir pour les joueurs de la Force et des Rebels ?
Publié le , mis à jour

Si la saga se poursuit pour savoir qui des Rebels ou de la Force perdra sa licence en Super Rugby, une nouvelle question épnieuse fait son apparition: l'avenir des joueurs des deux franchises. 

La franchise de Perth a réalisé une démonstration de force, sans mauvais jeu de mots, le week-end dernier contre les Chiefs. Malgré la défaite (9-16), la Western Force avait acueilli plus de 14 000 personnes dans son Members Equity Stadium. Le but : montrer le soutien populaire de la franchise alors que la Fédération australienne de rugby (ARU) menace de lui retirer sa licence dans le Super Rugby pour la prochaine saison. Et les 14 000 spectateurs de Perth ont peut-être vu évoluer pour l'une des dernières fois sa panoplie de jeunes talents évoulaient sous le maillot bleu de la Western Force.

Car la question est bel et bien posée avec l'ouverture du marché des transferts. Force et Rebels pourraient se faire piller ses joueurs majeurs qui ne possèdent pas de contrat avec l'ARU. Comme l'affirme le média australien Fox Sports, dans l'attente de savoir laquelle des deux franchises sera exclues du Super 18, aucune n'est en mesure de proposer des nouveaux contrats à ses talents. En revanche, les joueurs possédant des contrats fédéraux avec l'ARU pourront rester dans leur franchise en accord avec la fédération et leur équipe. Pour ses joueurs sans contrats, deux options sont envisageables soit ils pourraient préférer s'exiler dans l'une des autres franchises australiennes, soit ils pourraient tenter l'aventure européenne. Néanmoins, la situation semble aller à l'encontre de ce qu'espérer Michael Cheika. « Evidemment, les joueurs décideront eux-mêmes de leur avenir. Ce sera leur choix », déclarait l'entraîneur des Wallabies, par voie de presse. 

 

Décision dans les 72 heures ?

Pour éviter d'handicaper trop la franchise qui restera dans le Super Rugby, l'ARU compte prendre sa décision dans les prochaines 72 heures. Cependant, son officilalisation devrait être rendue publique le 10 mai lors de la prochaine réunion de la Sanzaar. Un acte qui ne manquera pas de déclencher une polémique entamée depuis le 9 avril. Date à laquelle la Fédération australienne avait officiellement annoncé que soit la Force, soit les Rebels perdraient sa licence. Depuis les deux équipes ne cessent de clamer que l'ARU n'a pas les moyens légales d'exclure une franchise du Super Rugby. La Force est allée même plus loin en lançant une vaste campagne auprès de ses supporters appelée Own the Force (approprier vous la Force).  Dans le même temps, un big four composé d'ancien membres de l'ARU et d'hommes d'affaires se démènent pour sauver la franchise de Perth. 

Pourtant, toutes ses manoeuvres semblent vaines pour John Connolly. L'ancien coach de l'Australie est persuadé que la Western Force est l'équipe la plus menacée de perdre sa licence. « Perdre la Force serait vraiment dommage », regrettait Connolly. Pour lui, la solution serait de fusionner les Brumbies et les Rebels. La réunion des deux franchises permettrait ainsi à la Western Force de garder sa licence dans le Super Rugby. « La Force doit rester dans la compétition. Sa capacité a formé de jeunes joueurs de sa région est un véritable atout pour l'Australie », a justifié Connolly. Andrew Cox, le président des Melbourne Rebels, s'est montré ouvert à cette possibilité. Toutefois, il a assuré qu'aucune discussion n'avait été engagée par avec les Brumbies, et ce alors que l'ARU n'est pas du tout favorable à cette solution. Une chose semble certaine la Fédération australienne veut retirer une licence. Une saga loin d'être finie. 

par Pierre Loevenbruck

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