« L'émotion viendra après »

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    « L'émotion viendra après »
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Avant de quitter le BO, le jeune troisième ligne Alexandre Roumat sera titulaire pour la réception d’Aurillac. Il revient sur ses années au sein du club.

Ce soir, vous disputerez votre dernier match avec le maillot du BO à Aguiléra. Comment appréhendez-vous l’évènement ?

C’est quelque chose auquel je ne pense pas trop forcément, pour le moment. Après la défaite de Colomiers, c’est plus l’enjeu de la rencontre qui m’intéresse. C’est un match important pour le club, il faut bien terminer face à notre public. Il faut marquer le plus de points pour rattraper le retard pris à Colomiers, pour encore y croire. Pendant le match ou à la fin, ça me fera quelque chose de particulier, mais j’essaie de passer outre les émotions. Mais c’est vrai que ça va me faire bizarre.

De nombreux joueurs quitteront le club. Comment faire la part des choses entre l’enjeu du match et l’aspect émotionnel ? 

L’équipe va tout simplement se concentrer sur le défi de l’engagement et de l’agressivité qu’on n’a pas du tout mis à Colomiers. Le groupe va essayer de ne penser qu’aux bases de ce sport, le combat, l’envie. Puis nous verrons quel en est le résultat, et l’émotion viendra après. On va se consacrer sur ce qu’on a à faire et ramener les quatre points, car c’est très important pour la suite.

Le public est attendu nombreux pour cette dernière à la maison…

Quand j’ai commencé à faire des bouts de matchs à 18 ans, c’était une période très difficile où on avait fait un début de saison un peu chaotique. Nous jouions le maintien, étions classés dernier, 15ème ou 14ème. Le dernier match face à Oyonnax était top. Il y a eu la victoire, mais le seizième homme y a également contribué. On n’avait jamais vu Aguiléra avec autant de personnes. Personnellement, pour avoir vécu quand j’étais tout petit, de 5 à 15 ans, les belles années du BO, ça me rappelle les fois où j’étais dans les tribunes avec le stade plein. C’est important que l’équipe donne au public et qu’il nous donne en retour. C’est toujours quelque chose de particulier qui nous pousse à nous transcender sur le terrain.

Que retiendrez-vous de vos années passées au BO ? 

Des années riches en émotion chez les jeunes, en Cadets et Crabos. Des souvenirs vraiment énormes, qu’on s’est créés avec une bande de potes. Personne ne croyait notre équipe capable de faire des phases finales ou des bons résultats, et on a réussi à faire une finale de championnat de France Crabos en perdant d’un point contre Montpellier qui, depuis trois ans, arrivait chaque fois en finale. Puis c’est le club qui m’a permis de faire mes premiers matchs en Pro, celui que je supporte depuis tout petit. Le quitter a été un choix très difficile dans le sens où j’ai un véritable attachement au Biarritz Olympique.

Pourquoi avoir décidé de rejoindre l’UBB la saison prochaine ?

C’est une opportunité, qui, je pense, ne se présente pas tous les jours : voir un club de Top 14 qui suscite l’intérêt d’un joueur. J’avais envie de tenter ma chance en Top 14 et de côtoyer à l’entraînement des internationaux comme Loann Goujon, Clément Maynadier et de très bons joueurs de Top 14. 

Vous aviez un nom à Biarritz, vous vous êtes fait un prénom…

J’ai fait un petit bout de chemin par rapport à mon nom de famille. Je suis conscient qu’à côté du palmarès et de ce qu’a fait mon père, je suis très, très loin. Il y aura toujours une part de comparaison par rapport à ça. J’essaye de jouer comme je joue, de ne pas me prendre la tête. De faire ça comme si j’étais le fils d’une personne qui n’a pas été connue dans le club.

Propos recueillis par Pablo Ordas

 

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