Etcheto : « L’arrivée de Pierre Berbizier va faire avancer le club »

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    Etcheto : « L’arrivée de Pierre Berbizier va faire avancer le club »
Publié le , mis à jour

Le stratège Bayonnais évoque la venue de Pierre Berbizier, et la dernière de la saison à Toulouse. 

Samedi soir, il sera important de ne pas sortir par la petite porte de ce Top 14…

Ça serait bien qu’on fasse quelque chose. Je vais faire rire encore du monde, mais si Lyon fait un résultat à Grenoble et que Bayonne gagne à Toulouse, on attendra le fameux repreneur du Stade Français. C’est ridicule, mais en même temps, c’est une probabilité. Peut-être infime, mais elle existe. À chaque fois qu’on a été à l’extérieur, c’était avec des ambitions, et on est rentrés bredouilles. Il faut bien finir, trouver la motivation pour ce dernier match sur le terrain de Toulouse, qui nous avait valu tant de bonheur il y a un an. Il faut essayer de toucher toutes les cordes sensibles pour y aller. Il y a aussi l’arrivée de Pierre Berbizier, qui donne l’assurance que les dirigeants n’ont pas lâché. L’Aviron part vers un nouveau projet passionnant et ça motive les joueurs.

 

Vous êtes tous déjà tournés vers la saison prochaine ?

Oui, mais j’ai dit aux joueurs que je voulais qu’on finisse bien. Je termine un cycle de manager. J’ai rendu hommage à Dewald jeudi matin pour le travail puisque le reste du staff va continuer l’aventure.  Ce que l’Aviron a fait l’an dernier, ce n’est pas rien, c’est important. Ce qu’on a vécu cette année, ce n’est pas rien non plus au niveau de l’apprentissage, de l’expérience de groupe. Il n’y a que ceux qui n’ont pas fait de sport qui ne savent pas ce qu’est le goût de la défaite. Cette année, Bayonne l’a vraiment en bouche. Si le groupe ne finit pas par une victoire, j’ai envie qu’il finisse par un match où on se sera vraiment donné et on prouvera à tout le monde, que même si on n’a pas existé cette année, Bayonne est dans les quatorze meilleures équipes françaises. Ce n’est pas rien, vu l’évolution du rugby et il faut continuer à le prouver.

 

Est-ce que votre rôle de manager, cette saison, ne vous a pas éloigné du terrain ?

Ce que j’aime, c’est le terrain. J’ai dû faire face à mes obligations de manager : gérer un staff, des joueurs. Et c’est vrai que j’y ai perdu de l’énergie. J’ai envie de me servir de ça pour progresser et continuer ma carrière. Je n’ai pas l’impression d’être déclassé. Je suis reclassé à ce que j’aime faire le plus. J’ai aimé ce rôle de manager. J’ai eu du succès, j’ai réussi à faire monter un club, un échec aussi puisque je l’ai fait redescendre. Ça fait partie de mon apprentissage. J’espère que l’an prochain tout ça me servira pour aider mon manager Pierre Berbizier. Je vais vraiment travailler à fond avec lui parce que c’est quelqu’un que je connaissais un peu avant. Je l’ai apprécié comme joueur, je l’ai même admiré, car c’était un leader et grand joueur. Il a été un excellent manager de sélections nationales. À Bayonne, on manquait d’anciens joueurs, de gens sur qui on pouvait s’appuyer pour discuter. Le président l’a compris. On a besoin d‘être encadrés, le poste de manager est dur. Son arrivée me ravit parce qu’elle va permettre de faire avancer ce club qui en a besoin.

Propos recueillis par Pablo Ordas

 

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