La der pour Antoine Fournier avec le Stade

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    La der pour Antoine Fournier avec le Stade
Publié le , mis à jour

Enfant d'Aurillac, Antoine Fournier va vivre ses derniers moments à Jean-Alric sous les couleurs du Stade aurillacois. Le pilier droit d'1,88 m pour 122 kg rejoindra Carcassonne (Pro D2) la saison prochaine.

La der va être un drôle de moment à vivre et quelques souvenirs ressurgissent. « J'ai attaqué en cadet deuxième année à Aurillac. J'ai rejoint Paul Boisset, avec lequel je n'ai qu'un mois d'écart et avec qui j'étais déjà à la crèche, souligne-t-il. On a fait quasiment toutes les catégories ensemble Crabos, Reichel Espoirs... et j'ai attaqué en pro j'avais 20 ans. Je crois d'ailleurs que c'était contre Dax ».

Antoine Fournier est quelqu'un plutôt de discret. Jamais un mot plus haut que l'autre, c'est même assez rare de l'entendre. Pourtant, il a fait son chemin à la pile. Avec près de 150 matches en Pro D2, il commence à en connaître un rayon sur le niveau. « Ce dernier match, je n'essaye pour l'instant de ne pas trop y penser pour éviter que les émotions ne prennent le dessus ».

Au sortir d'un entraînement sous le soleil, Antoine Fournier, ne peut s'empêcher d'ailleurs de mettre en avant les autres départs (Pélissié, Renaud, Lescure, Datunashvili...) et éviter ainsi de trop parler de lui-même. « Cela m'embête de partir car j'ai toujours été ici donc forcément cela va me faire quelques chose. Et j'y ai mes amis aussi. Ensuite, j'ai un beau défi à relever à Carcassonne et ça c'est plutôt un bon sentiment. Mais bon, c'est la vie d'un joueur de rugby de bouger. Là, c'est à mon tour ».

Généreux et très fidèle en amitié, Antoine Fournier aime à rendre service, à être entouré. Côté sportif, ses performances en mêlée sont un point fort, « après, je dois m'améliorer et j'ai des progrès à faire, même à 28 ans, pour ce qui est de la défense, sur le porté de ballon, être un peu plus agressif aussi parfois... ».

Dimanche, Antoine dira au revoir au Stade, avec le sentiment d'avoir fait le boulot durant des années. Du monde professionnel en rouge et bleu, Antoine retient bien sûr « les phases finales jouées, la première avec ce derby contre Brive, ensuite la demi face à Mont-de-Marsan et ce formidable engouement jusqu'à la finale à Toulouse. Ces trois matches là étaient formidables. Moi j'avais vécu cela comme spectateur lors de l'épopée de 2005, mais le vivre comme joueur c'est encore plus fort ».

Après Dax, Antoine Fournier quittera le Cantal pour vivre une autre aventure dans l'Aude. « C'est une étape dans la vie. Je ne pars pas non plus à l'autre bout du monde ». Et quoi qu'il en soit, Aurillac et Jean-Alric le reverront l'an prochain en jaune et noir.

Par Jean-Marc Authié

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