« Ne pas se poser de questions »

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    « Ne pas se poser de questions »
Publié le , mis à jour

Le jeune Biarrot évoque ce déplacement crucial à Mont-de- Marsan, où son équipe a l’occasion d’accrocher une place en phases finales en cas de victoire.

Vous n’avez plus gagné à l’extérieur depuis fin janvier. Que faut-il pour essayer de l’emporter à Mont-de- Marsan ?

Contrairement aux matchs à Colomiers et à Carcassonne, il va falloir être intraitable en défense, d’autant plus que le Stade Montois est une équipe très joueuse. La discipline devra également être meilleure et, à partir de là, je pense qu’on pourra espérer ramener quelque chose de Mont-de- Marsan.

Avec l’ambiance et l’enjeu qu’il y aura autour de la rencontre de dimanche, ne craignez-vous pas un trop-plein d’engagement ?

Oui forcément. Je pense qu’il y aura énormément d’ambiance, car ils joueront pour une demie à domicile, et nous pour une qualification en phases finales. Il y aura de l’enjeu, certainement de la nervosité avant le match. Même si c’est difficile, il faut que Biarritz aille là-bas sans pression. Le BO n’est pas favori du tout et le Stade Montois est très costaud à la maison, ils n’ont perdu qu’une fois. Ça sera aux Montois de faire le jeu et ils auront un peu plus de pression que nous. Pour gagner là- bas, il faut faire pratiquement un match parfait.

Vous avez certainement le calendrier le moins favorable. Vous ne devriez pouvoir compter que sur vous…

Après le match d’Aurillac, on pensait qu’on pourrait compter aussi sur les résultats des autres équipes, mais au final, avec une victoire le BO se qualifie, sinon je pense qu’il sera éliminé. C’est un vrai quart de finale. Certes, il y aura de la pression, mais il ne faut pas se poser de questions, il faut envoyer du jeu, tout tenter pour espérer faire quelque chose. Il faudra faire ce que le groupe s’est dit à la mi-temps du match d’Aurillac : tout lâcher pour ne rien regretter. Contre Aurillac, ça a marché, on verra si ça peut payer contre Mont-de- Marsan.

N’est-ce pas compliqué de « tenter », quand le groupe est jeune et peut manquer d’expérience ?

Le Stade Montois est une équipe qui a l’habitude de ces matchs, contrairement à nous. Elle sait les gérer. Quand les Landais ont une qualification à jouer, ils sont très difficiles à manœuvrer. Peut-être qu’il y aura un manque d’expérience. Mais sur les autres années, on peut voir que les équipes qui ont joué sans se poser de questions, comme Agen l’a fait à Perpignan en demi-finale (NDLR en 2015, Agen s’était qualifié à la différence d’essais marqués après un score de parité 32-32), tu peux gagner à l’extérieur et te faire plaisir. À nous de le faire aussi. On en est capables.

Il y a deux ans, vous aviez manqué la qualification à la dernière journée à Dax…

C’est une équipe complétement changée. Nous ne sommes plus beaucoup à avoir joué ce match il y a deux ans. À Dax, on s’était vus un peu arrivés. Le groupe était persuadé de gagner, on avait mal abordé le match. Je pense que la qualification n’avait pas été perdue à Dax, mais un peu avant. Dax descendait, mais pouvait se sauver financièrement. Ils n’avaient rien à jouer, mais nous ont embêtés jusqu’au bout. Dimanche, ce n’est pas la même approche. Biarritz se déplace chez le troisième de Pro D2, dans le terrain d’une équipe vraiment forte à la maison et qui est favorite pour la qualification et la montée en Top 14. On n’est pas favoris et on y va un peu avec la peur au ventre. Et on sait que quand on y va avec la peur, on peut faire de belles choses. L’approche est différente, mais le match est tout aussi important, et j’espère que cette fois ça nous sourira.

Pablo Ordas

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