Franchir un cap

  • Franchir un cap
    Franchir un cap
Publié le , mis à jour

Pour sa septième saison en Fédérale 3, Annonay espère enfin parvenir à retourner en Fédérale 2 après avoir souvent fini placé.

C’est l’heure de vérité, le moment tant attendu par les prétendants à la montée en Fédérale 2. Après vingt matchs, ils vont jouer les cent soixante minutes de la saison, à l’issue desquelles ils s’ouvriront les portes de l’étage supérieur ou devront patienter une saison de plus en Fédérale 3. À Annonay, on en a marre d’attendre. Et pour la quatrième fois en sept ans, l’équipe va jouer l’accession. « Je pense que nous sommes capables d’y parvenir, juge le président, Ottavio Barbato. Cette année, nous avons un banc de touche plus profond. Mais toutes les équipes se sont renforcées… C’est le terrain qui compte. Les matchs se jouent toujours à pas grand chose. Nous verrons comment nous réagirons. » Après Voiron (2016) et Tavaux (2014), c’est cette fois Clermont-Cournon qui se dresse face à eux, après avoir décroché sa qualification lors de la dernière minute du match retour contre Saint-Marcel-sur-L’Isle d’Abeau. Présent dans la poule d’Annonay, les Isérois sont bien placés pour commenter la future opposition. « Les deux équipes sont denses physiquement et bien organisées, juge l’entraîneur, Sébastien Ferrand. De ce que j’ai vu, Annonay dispose peut-être de meilleurs individualités, et de joueurs plus agressifs, dans le bon sens du terme. Sur ce que j’ai vu, je mettrais une petite pièce sur Annonay. »

Opération séduction

Le problème est qu’Annonay a connu du retard au démarrage en début de saison, et a dû laisser la première place à Tournon-Tain, éliminé dimanche pour deux petits points. Il faudra donc ne pas se louper avant de jouer le match retour en Auvergne. « La phase régulière et la phases finale sont deux compétitions différentes, rappelle l’entraîneur et joueur, Tietaka Talasinga. L’important sera surtout d’analyser le match aller. Pour tout le travail effectué depuis sept ans, le club mérite de monter. Il faut franchir un cap, pour les bénévoles, le public, les partenaires. » Sur le plan du jeu, l’équipe a déjà réussi son opération séduction. L’arrivée il y a deux ans de Tietaka Talasinga et Dan Baleinadogo a permis au jeu d’évoluer. « Depuis qu’ils sont arrivés, ils prônent un jeu plus ouvert, se réjouit le dirigeant. Nos trois-quarts n’ont jamais marqué autant d’essais. » Il reste à confirmer ces bonnes dispositions afin de prendre le plus grande avance possible ce dimanche, qu’il faudra défendre ensuite. À condition de ne pas retomber dans les travers habituels. « Nous avons tendance à faire beaucoup de fautes, à nous faire trop pénaliser… », regrette Ottavio Barbato.

Par Sébastien Fiatte

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?