Thierry Bertrand : « Nous n'irons pas à Vienne dans un souci d'apaisement »

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    Thierry Bertrand : « Nous n'irons pas à Vienne dans un souci d'apaisement »
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Le président de Châteaurenard, Thierry Bertrand, revient sur les événements du match arrêté contre Vienne, les sanctions contre son club, et sa décision de ne pas se déplacer à Vienne dimanche prochain.

Comment accueillez-vous les sanctions (1) qui ont frappé votre club ?

J'ai trouvé les sanctions sévères. Nous envisageons de faire appel. Pour l'instant, nous attendons la notification des sanctions. Aujourd'hui (NDLR. Jeudi.), les seuls informations que nous avons reçues l'ont été par mail. Nous verrons ensuite quels recours nous avons. Il y avait deux équipes sur le terrain, pas une seule. Aujourd'hui, les accusations portent essentiellement sur notre comportement. Effectivement, quand les choses ont dérapé, il a été difficile de contenir l'ensemble des supporters. Le match se déroulait bien. Il s'est enflammé parce que l'arbitre n'a pas su tenir. Les joueurs sont sensibles aux décisions qui sont logiques et à celles qui ne le sont pas. Sur l'ensemble des décisions prises en première, mais surtout en deuxième mi-temps, il y a eu ensuite des comportements difficiles à maîtriser. Les joueurs se sont énervés suite aux sanctions à répétition qui leur était infligées. Cela ne valide pas l'issue de cette rencontre. un moment donné, il y a eu des problèmes qui ont fait monter en pression les acteurs du match.

 

Au rugby, il est tout de même important de se contrôler et de respecter l'arbitre...

Oui. Je pense que personne n'a souhaité lui manquer de respect. Jusqu'à la soixante-dix-huitième minute, il ne s'est rien passé. Si ce n'est des analyses et des décisions que peu de monde comprenait...

 

Des bagarres sur un terrain, cela arrive. Mais sa décision d'arrêter le match fait suite à des jets de projectiles sur le terrain...

Les tribunes étaient pleines et les gens qui ont jeté ça ne sont pas des supporters de Châteaurenard ! Nous ne les avions jamais vus. Il y a toujours des brebis galeuses.

 

Que pouvez-vous faire, en tant que club, contre ces personnes qui commettent de tels actes ?

Malheureusement, il est difficile de contrôler des gens qui ne sont pas du club. Ils se servent de situations. On ne peut rien faire, rien anticiper à ce moment-là. C'est comme ça. Cela fait partie des dérapages qui arrivent malheureusement. Nous en avons subi un. Cela entache notre saison. Toutes nos équipes sont qualifiées. Nos junior Belascain, nos cadets sont encore en lice. Dimanche prochain, notre équipe réserve va affronter Suresnes à Beaune en demi-finale. Et il a fallu que ce match tourne au vinaigre...

 

Confirmez-vous votre décision de ne pas jouer à Vienne dimanche ?

Nous n'irons pas dans un souci d'apaisement vues les inquiétudes du président de Vienne, Laurent Bazin, de savoir comment ce match allait se dérouler en toute sécurité. Et compte tenu du fait que nous sommes disqualifiés, je ne vois pas l'intérêt de nous déplacer.

 

Vous avez mis en cause l'arbitrage dimanche dernier. Un arbitre officiant en Pro D2, Matthieu Noirot, avait été nommé. Jouer un match sans enjeu avec un bon arbitrage aurait pu être l'occasion d'apaiser les choses tout de suite ?

Je ne dis pas que tout vient de l'arbitre. Dans le contexte, c'est un élément qui a favorisé tout cela. Quand un arbitre tient les deux équipes, il les empêche de déborder par des décisions fermes. Les événements sont arrivés à la 78e minute. Il ne faut tout de même pas imaginer que Châteaurenard est un club de voyous. Il faut arrêter. Aujourd'hui, on donne une dimension excessive à ce qu'il s'est passé. Il faut replacer les choses dans leur contexte et ne pas traiter notre club de voyou qui jette des cailloux sur l'arbitre. Nous déplorons ce type de débordements. Je l'ai exprimé auprès de la commission de discipline et dans la presse.

par Sébastien Fiatte

 

1 Suite à l'arrêt du match aller des huitièmes de finale entre Châteaurenard et Vienne dimanche 7 mai, Châteaurenard a été disqualifié, donnant cinq points à Vienne et moins deux points à l'équipe. Le stade a été suspendu quatre matchs, le manager, Daniel Saubier, a écopé d'une suspension de trente semaines

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