Tours : un défi et des questions

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    Tours : un défi et des questions
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Les Tourangeaux doivent remonter un écart de 15 points contre Poitiers pour monter en Fédérale 2. Mais peuvent-ils monter ? 

Les Tourangeaux devront vraiment cravacher pour espérer gagner sur le pré leur droit au retour en Fédérale 2. Ils se sont fait étriller à Poitiers lors du premier match des 16es de finale du championnat de Fédérale3 (23-8). Alors que les deux équipes regroupées dans la même poule, lors de la phase préliminaire, s‘étaient jaugées très en leur avantage, les joueurs du Centre ont subi un écart de 15 points là où ils s‘étaient pourtant largement imposés en tout début de compétition (6-44 le 2 octobre 2016). Leur entraîneur Julien Dartevel a évoqué un match « durant lequel on s’est posé beaucoup trop de questions, contre une équipe en pleine confiance, qui reste sur une série de six succès consécutifs. à Tonnelé, il faudra faire ce qu’on sait faire ». Le défi est de taille, et compte tenu de la missive envoyée aux clubs qualifiées par Thierry Murié, le responsable des compétitions fédérales, qui a produit un règlement de dernière minute pour attribuer aux vaincus de ces matchs de montée les dernières places promotionnelles, l’US Tours ne pourra plus compter sur sa deuxième sa place au classement national, pour être repêché en cas de défaite. Le critère des points punis sera retenu en priorité, soupesé uniquement sur l’ensemble des matchs de phases finales. Et dimanche dernier, l’entraîneur Julien Dartevel a reçu un carton rouge. « J’en serai tellement désolé si cela devait nous nuire », déplorait-il en début de semaine. L’arbitre n’a pas apprécié qu’il lui explique en des termes choisis mais non inconvenants, sa façon de penser à l’issue de la rencontre. En cas de défaite ce week-end, ce rouge pourrait interdire le grand retour du club en Fédérale 2 après la relégation administrative. « Mais on ne sait pas encore si cela nous contrarierait vraiment, a commenté le président Benoît Sébillet. Pouvons-nous vraiment monter ? »

 

La Dnacg et les doutes de l’effectif

Si le défi sportif est difficile à relever, d’autres paramètres de réflexion tout aussi aléatoires pèsent dans la balance tourangelle. Le premier sera la disposition de la DNACG à autoriser ou non, ce club qu’elle surveille particulièrement, à revenir en Fédérale2, malgré sa dette qui n’est pas encore éteinte. L’US Tours a réuni ses créanciers pour négocier avec eux un remboursement échelonné sur deux ans. Il reste à payer 240 000 €, ainsi qu’une pénalité à l’URSAAF de 76 000€, liée à la période d’exercice 2007-2008. Et si les nouveaux dirigeants qui ont fait de la transparence un devoir, assurent qu’ils boucleront l’exercice avec un solde positif, par rapport à leur budget prévisionnel de 540 000€, la DNACG pourrait exiger des représentants du « champion de France des relégations administratives », qu’ils fassent leur preuve encore un an ou deux avant de les autoriser à voir plus grands. à quoi il faut ajouter l’indécision de l’effectif. « Nous avons commencé les entretiens individuels et il ressort que les joueurs sont partagés sur l’idée de la montée, relate Benoït Sebillet. C’est compréhensible. Nous nous reconstruisons, et il ne faut pas aller trop vite. » Non, vraiment, Tours, l’un des grands favoris de la phase préliminaire, n’est pas encore de retour en Fédérale 2.

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