François Steyn : « Ce sera un gros choc »

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    François Steyn : « Ce sera un gros choc »
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Malgré la requalification surprise de Jacques Du Plessis pour samedi, grâce à une erreur administrative de la LNR, Montpellier est fortement diminué par les blessures  derrière (forfait de Tomane officialisé ce matin et Fall, Mogg, Reilhac, Martin, Dumoulin absents) à la veille du barrage à domicile face au Racing92. Dans l’ombre, un rayon de soleil nommé François Steyn, de retour de blessure au moment d’affronter son ancien club, pourrait illuminer  la formation héraultaise.  

Comment vous-êtes-vous préparé durant votre blessure ? 

Je me suis blessé au fessier, je ne sais pas trop comment ! Donc j'ai dû faire pas mal de récupération, de travail avec le kiné. Et pour entretenir le cardio, j'ai passé du temps sur le vélo !

 

Vous êtes attendu comme le “Messie” samedi. Avez-vous conscience de la pression qui pèse sur vos épaules en tant que joueur le plus important de l’équipe ? 

Je ne suis pas le joueur le plus important de l'équipe ! C'est un travail collectif, un sport d'équipe où tout le monde doit faire une partie du boulot. Montpellier n'est pas différent selon si je joue ou pas. Je ne m'attarde pas vraiment sur les statistiques, ce qui compte ce que nous pouvons réaliser en temps qu'équipe. Et j'espère que nous jouerons bien. A la limite, je me fiche de gagner ou de perdre si nous jouons bien et si nous nous donnons toutes les chances de l'emporter. Si nous jouons mal, nous serons forcément déçus, alors que si nous jouons bien et que nous échouons de peu, alors nous pourrons au moins dire que nous aurons tout donné. 

 

Le parfum des phases finales change-t-il quelque chose dans votre approche du match ? 

Il y a un parfum particulier avec les phases finales, c’est vrai, mais je ne m'y attarde pas. Tout ce qui m'intéresse, c'est que l'équipe se comporte bien. Nous avons encore tout à prouver, nous ne sommes ni La Rochelle ni Clermont, les deux meilleurs équipes qui elles auront plus de pression après une saison absolument extraordinaire. Ces deux clubs se doivent de réussir, alors que nous sommes encore en construction, ce n'est que la deuxième année de ce groupe, la première avec une vraie préparation d'intersaison.

 

Quel regard portez-vous sur le Racing92, votre ancien club durant trois saisons (2009-2012) ? 

Ce que je peux dire du Racing, c'est que tout peut arriver. Ils ont gagné l'an passé, ils ont de grands joueurs. Une équipe comme ça, vous pouvez en dire ce que vous voulez, mais avec de tels joueurs, vous pouvez être certain qu'ils seront au rendez-vous quand les matchs vont compter. Ce ne sera peut-être pas le plus beau rugby, mais ils seront là, ils réussiront leurs plaquages, leurs passes. Ils vont nous rendre la vie difficile. A nous d'être au même niveau, sinon autant rester à la maison. Ce sera un bon match, j'espère qu'on sera bon. On a peut-être autant de joueurs capables de faire gagner des matchs que le Racing, mais eux ils ont gagné le Top14, pas nous. Sur ce point, ils sont au-dessus de nous.

 

On vous sent obsédé par la victoire, peut-être plus que d’habitude, non ? 

Je dirais comme d’habitude, car je déteste perdre ! Ca peut me rendre fou furieux, particulièrement si on joue mal ou si je joue mal, je deviens dingue. Je hais tellement la défaite !

 

Quels souvenirs gardez-vous de vos années passées dans le club francilien ? 

Je me souviens surtout que chaque saison que j'ai jouée sous les couleurs du Racing, nous avons été en phases finales. La première année, nous avons perdu à Clermont. La deuxième, nous avions fini premiers du classement, et Montpellier nous avait détruits à Marseille. La dernière, c'est Toulon qui nous avait écrasés... L'année dernière j'en ai enfin gagné un ! Mais tout cela prouve que n'importe quelle équipe ne peut pas se présenter et remporter le titre, il faut quelque chose de spécial. 

 

Samedi, vous serez opposé à Henry Chavancy et Casey Laulala, aux côtés d’henry Immelman. Que pouvez-vous nous dire sur ces deux centres du Racing92 ?  

Henry est un excellent joueur. Déjà à l'époque où je jouais au Racing, je pensais qu'il fallait le sélectionner en équipe de France. Il travaille dur sur le terrain, il plaque à tour de bras, c'est un mec qui donne 120% à chaque match. Casey, c'est un joueur de classe mondial, son parcours parle pour lui, je ne sais pas à combien de matchs de haut niveau il peut bien être ! Ce sera un gros choc.                      

Propos recueillis par Julien LOUIS

 

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