Marchois : « Tout peut arriver dans une finale »

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    Marchois : « Tout peut arriver dans une finale »
Publié le , mis à jour

Homme en forme de la fin de saison agenaise, Denis Marchois (22 ans) s’est installé dans le pack lot-et-garonnais. Il raconte ce que représente cette finale pour lui et le groupe bleu et blanc.

Agen retrouve sur sa route Montauban que vous avez battu deux fois cette saison. À quel genre de match vous attendez-vous ?

Montauban est une équipe redoutable qui finit en trombe. Ils en sont à sept succès consécutifs, il va falloir se méfier. On les a battus deux fois (en décembre à Armandie 28-23, et en mars à Sapiac 18-22, N.D.L.R.) mais cela ne reflète pas leur saison. Ils font une énorme fin de saison et ils sont très rodés en phase de conquête, que ce soit en touche ou en mêlée. Ce sera à nous de rivaliser sur ces points-là. Rien n’est fait. Sur le papier, certes, nous avons gagné deux fois mais il ne faut justement pas tomber dans le panneau. Les Montalbanais vont être revanchards, nous sommes les seuls à avoir gagné à Sapiac cette saison.

 

Quelles sont les forces de cette équipe ?

C’est une équipe qui a un capital confiance extrêmement fort, la preuve est qu’ils marquent beaucoup d’essais en première main comme lors de leur victoire à Colomiers (25-34, 29e journée). Ils ont une très belle défense mais ils ne sont pas du tout ridicules en attaque. C’est un beau challenge et un bel adversaire que nous allons avoir en face de nous.

 

Sentez-vous une rivalité avec l’USM ?

De par ma jeune expérience, je ne sais pas trop. Après il est vrai que dans les médias, on parle de derby (sourires). Nous ne sommes pas loin géographiquement et je pense sincèrement que nous sommes du même niveau.Nous les avons joué en match amical, en saison régulière, on se connaît.

 

Le SUALG retrouve également Chaban-Delmas où il avait disputé une finale face à La Rochelle en 2014, quels souvenirs en gardez-vous ?

J’étais en juniors Crabos à ce moment-là et je m’en souviens très bien dans les tribunes. La première mi-temps était totalement à l’avantage de La Rochelle avec 18 pts d’avance et en deuxième mi-temps Agen avait développé son jeu. Le retard était trop conséquent (score final 31-22) mais le deuxième acte m’avait marqué. Personnellement, avec mon club de Castillon-la-Bataille, nous allions voir en fin de saison avec l’école de rugby les demi-finales. Jouer à Chaban-Delmas, c’est extraordinaire. Après, la saison ne sera aboutie que si nous réussissons la dernière étape.

 

De par l’expérience des phases finales (troisième finale en quatre saisons), Agen est le favori légitime non ?

Je ne sais pas, j’étais extérieur aux finales précédentes. C’est la première que je prépare. Tout peut arriver dans une finale, c’est compliqué de déterminer un favori. Il y a de la pression mais dire qui est le favori, ça ne se dit pas. Personne ne peut le dire.

 

 D’un point de vue personnel, comment jugez-vous votre saison ?

Je ne m’attendais pas à jouer autant (18 titularisations en 23 feuilles de match), je suis très content. Je prends ce qu’il y a à prendre. Mais je suis aussi satisfait d’un point de vue collectif car notre entente est très bonne. À mon poste, William Demotte a eu des difficultés physiques mais il m’a conseillé comme il fallait. Malgré mes blessures face à Perpignan à AImé-Giral (accromios touchés) et Oyonnax, j’ai su m’accrocher et depuis le match de Carcassonne, je suis titulaire, c’est une belle marque de confiance de la part du staff.

 

Une confiance accordée à la jeunesse agenaise dont vous êtes un des symboles, cela doit faire plaisir…

C’est sûr. La saison dernière nous avions perdu en demi-finale Espoirs face à Clermont avec Pierre Fouyssac, Paul Abadie, Julien Hériteau, Quentin Béthune et Antoine Miquel. Et cette année, on se retrouve là, avant la demie face à Biarritz, on y a tous pensé et on s’est dit : « Putain, c’est une belle chose. »

 

par Enzo Diaz

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