Dan Carter : « C'est pour vivre de tels moments que je joue au rugby ! »

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    Dan Carter : « C'est pour vivre de tels moments que je joue au rugby ! »
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À 35 ans, Dan Carter semble toujours prendre un plaisir XXL sur un terrain de rugby. L'ouvreur du Racing, qui a participé à la qualification des siens en demi-finales aux dépens de Montpellier est de fait satisfait. Mais en tant que compétiteur, le natif de Leeston veut plus. Et les retrouvailles qui s'annoncent avec Clermont samedi soir ne sont pas pour lui déplaire. 

Dans ce barrage de Top 14 que les Racingmen ont dominé de bout en bout, la dynamique ne semblait pas échapper aux champions de France en titre, l'ouvreur Néo-Zélandais a préféré retenir tout d'abord le calme de ses coéquipiers alors que les Montpelliérains poussaient pour revenir dans la rencontre : « On ne s'est pas vraiment sentis en danger pendant la rencontre [...] on savait que Montpellier allait tenter de revenir, ils ont mis beaucoup d'intensité, mais on a plutôt bien résisté ». Mais de son propre aveu, les Ciel et Blanc auraient pu clôturé la partie bien plus tôt mais la défense héraultaise n'a pas lâché « C'est vrai qu'on n'a loupé beaucoup d'occasions mais Montpellier s'est bien battu en défense et il faut leur reconnaître cela, mais on ne va pas s'attarder sur ça non plus »

 

Par deux fois, le Racing est dans la moitié de terrain montpelliéraine et obtient une pénalité largement dans les cordes de l'ouvreur All-Black, mais celui-ci après une rapide concertation décide de taper en touche et de faire avancer son équipe « À ce moment-là de la partie, je sentais que nous étions dans une bonne dynamique, c'est sûr qu'on aurait pu prendre les points, mais tout est une question de momentum. Les gars se sentaient forts, c'est vraiment quelque chose qu'on ressent sur le terrain, c'est pourquoi je suis allé en en touche. » Un choix au final payant puisque que c'est suite à ces phases de ballons portés que les Racingmen ont pu parfaitement écarter pour envoyer notamment la fusée Rokocoko sur orbite. 

 

Avec cette victoire 13-22 face à Montpellier, le Racing s'est donc offert une demi-finale à Marseille. Samedi prochain, les hommes du duo Labit-Travers s'en iront défier une équipe clermontoise qui voudra à coup sûr évacuer la défaite en finale de Champions Cup. Pour rappel, la dernière fois que les deux équipes s'étaient croisées en demi-finale c'était l'an dernier au Roazhon Park avec à la clé une victoire en prolo,ngation au terme d'une rencontre fabuleuse remportée (34-33). Mais la perspective de retrouver les Auvergnats, n'est pas pour effrayer Carter : « Je suis certain qu'ils seront contents de nous affronter de nouveau, l'an dernier ça aurait très bien pu tourner en leur faveur. Mais je les aient observés en Champions Cup, ils jouent avec une énorme confiance, ils m'ont même impressionné dans leur gestion, dans le coaching, c'est vraiment solide. On va devoir sortir quelque chose de spécial si on veut avancer vers la finale la semaine prochaine.» De quoi comparer Clermont au Racing de l'an dernier ? D'un point de vue préparation pas tellement « Il faut dire que par rapport à nous l'an dernier ils avaient pu bénéficier d'une semaine de repos supplémentaire. Ça va être à nous de bien nous préparer et de rapidement basculer. Mais nous n'avons clairement rien à perdre, on est impatients ! » 

 

Des moments comme ceux qui arrivent, Carter en a vécu par wagons. Des finales de coupe du Monde, de coupe d'Europe, de championnat, et depuis tellement d'années, l'enfant de Leeston perdure au plus haut niveau. Mais cette habitude, qui pourrait se traduire par un sentiment de lassitude, l'enchante toujours autant : « Je profite de cela parce que je sais que je n'aurai plus des dizaines d'opportunités comme celles-ci  pour vivre de tels moments. C'est aussi pour ça que je joue au rugby. »

 

Propos recueillis par Marc Duzan

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