Finales Universitaires : Grenoble au zénith !

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    Finales Universitaires : Grenoble au zénith !
Publié le , mis à jour

Il n’y a pas qu’en Top 14 que l’heure de la finale a sonné. Les étudiants, qualifiés, avaient rendez-vous à Balma (31) pour les grandes finales du championnat de France.

Il est 8 heures, le soleil, loin d’être à son zénith, commence à se faire sentir. L’odeur du café qui coule dans la cafetière accueille les premières équipes. Short, claquettes, sourire aux lèvres, la pression des matchs n’est pas encore d’actualité. L’heure est à la rigolade, au programme : jeux de ballon, atelier strap et coiffure pour certaines. 8 h 30, sur les terrains annexes, les premiers échauffements commencent. Pour les équipes qualifiées dans le tournoi Ovale U (réservé aux non licenciés FFR), les visages commencent à se fermer. Il y a trois matchs à gagner pour devenir la meilleure équipe de France, hors de question de se relâcher. Sur la touche, les supporters jouent à qui donnera le plus de la voix. Chez les garçons, Montpellier repart avec le bouclier. Les filles de Paris-Descartes, elles, conservent leur titre. La matinée s’achève par un paquito. Plus d’adversaires que des amis, toutes les équipes participent à la fête.

Ambiance garantie

La pelouse humide de la rosée du matin laisse place à un terrain sec et dur. Les finales à XV vont se jouer sous un soleil de plomb. Pour ouvrir le bal, Staps Orsay et Paris 13 s’affrontent à l’heure de la sieste pour le titre de champion de France Nationale 2. Aux abords de la main courante, les protagonistes de la matinée mettent l’ambiance. Mention spéciale aux filles de Pierre-et-Marie-Curie de Paris, qui, malgré leur deuxième place en Ovale U, enflamment le stade municipal de Balma. Sur le pré, Orsay décroche le titre en s’imposant sur le fil 16-15.

Les locaux mettent le feu

Dans le duel fratricide entre l’Insa Toulouse et l’Insa Lyon, le match s’est surtout joué en tribune. En masse, les supporters toulousains n’ont pas baissé d’intensité durant toute la rencontre. Mais, en face, il y avait du répondant. Malgré leur défaite en finale du championnat de France Nationale 2 contre Bordeaux, les filles de l’Insa Lyon ont donné de la voix. Ne cherchez plus la meilleure ambiance de la journée, elle est ici. Sur le terrain, les Toulousains ont, sans trembler, remporté leur troisième titre de champions de France après leur victoire 36 à 7. Après l’effervescence de la finale des écoles, la finale Élite féminine entre Toulouse et Grenoble se joue face un public moins nombreux mais tout aussi passionné. Sur le terrain, les filles ne ménagent pas leurs efforts. Si elles n’ont pas démérité loin de là, les Grenobloises n’ont rien pu faire face à la supériorité de leur adversaire qui s’impose très largement 72 à 5.

Une finale, ça se gagne

On pensait que ce remake de la finale 2016 allait être explosif. En tribune, tout le monde attendait ce choc entre Lyon et Grenoble, comme la cerise sur le gâteau d’une journée riche en émotions. On ne le cache pas, le soufflé est vite retombé. Devant une tribune pleine à craquer, la rencontre donne la part belle au défi physique. Les impacts sont virils mais le jeu, lui, est un peu oublié. Dans les gradins, la frustration se fait ressentir. Durant vingt minutes, les défenses prennent le pas sur les attaques, avant que Grenoble ne trouve la solution (22e, 10-0). Un essai libérateur pour les Isérois et le public. Tout aussi entreprenants que leurs adversaires, les Grenoblois font la différence physiquement et le travail de sape entrepris porte ses fruits (28e, 15-3). À la mi-temps le score est sans appel (18-3). Début de second acte, le match échappe totalement aux Lyonnais. Malgré un baroud d’honneur conclu par un groupé pénétrant à quatorze, poussé par toute ou une partie du public (70e, 25-8), les Lyonnais ne referont pas leur retard. Dominés dans le jeu et les impacts, ils cèdent leur titre (32-13) à des Grenoblois impressionnants de maîtrise et de justesse technique. On regrettera que l’enjeu l’ait emporté sur le jeu. Mais il paraît qu’une finale ça ne se joue pas, ça se gagne… Il paraît.

par Félix Comane

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