Benoit Larousse : « Prendre un temps d'avance »

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    Benoit Larousse : « Prendre un temps d'avance »
Publié le , mis à jour

Promus directement en Pro D2 sans passer par les phases finales, Massy avait terminé avant tout le monde. ils ont déjà repris depuis un mois. Une expérience inédite.

Ayant acquis votre montée en Pro D2 à l’issue de la phase préliminaire de la poule d’accession, vous aviez terminé votre championnat le 9 avril. Et vous avez repris depuis déjà un mois. C’est bien la première fois qu’une équipe professionnelle débute sa préparation quatre mois avant le départ de sa compétition. Comment gérez-vous ce temps ? Qu’est-ce que vous faites ?

Nous sommes dans une cession de remise en forme. Le postulat de notre travail, c’est qu’on ne pouvait pas garder les mecs inactifs pendant trop longtemps. Sur le plan musculaire, il aurait fallu recommencer de zéro. C’est pour ça qu’on a repris aussitôt. En accord avec les préparateurs physiques, on a essayé de caler un calendrier intelligent. Nous avons programmé pas de mal de musculation et de travail cardio. On essaye d’y intégrer un peu de ludique pour ne pas essorer les joueurs mentalement, en sachant que le championnat sera très long.

Combien de joueurs participent à cette reprise avancée ?

On en a une vingtaine. On est en décalé. Il manque ceux qui ont participé à la fin de saison avec la nationale B, qui est allée en finale. Ils ont pris leurs congés plus tard. Ils reviendront la semaine prochaine, et le groupe montera à une trentaine de joueurs. Il nous restera ensuite à intégrer les recrues qui arriveront début juillet.

C’est une drôle de préparation. C’est gênant ?

Non. De toute façon, on n’avait pas le choix. C’est surtout pour le préparateur physique que c’est difficile. Il doit jongler avec des vagues d’arrivées et faire en sorte que tout le monde arrive en forme au même moment au début du championnat.

Quel type de cycle avez-vous mis en place ?

On travaille sur des blocs de quatre semaines entrecoupés d’une semaine de congé. Les préparateurs physiques ont choisi ce mode de fonctionnement. Ce qui permettra de s’entraîner trois mois pleins avant le début de la saison. Et les coupures d’une semaine permettent aux joueurs de digérer le travail sans en perdre le bénéfice quand ils reprennent.

Dans quel état d’esprit avez-vous retrouvé vos joueurs aussi longtemps avant le démarrage de la compétition ?

Tout le monde était content de reprendre, même si ça paraît bizarre. Ça fait toujours du bien de se retrouver. Du côté des entraîneurs, il nous tarde de voir les nouveaux arrivants et de voir un peu comment ça va fonctionner.

À partir de quel moment intégrerez-vous la partie rugby dans votre programme ?

Assez rapidement maintenant. L’enjeu, c’est de prendre un temps d’avance. Quand les autres équipes reprendront leur préparation, en privilégiant le physique, ce travail sera déjà derrière nous. Et nous serons déjà dans notre collectif.

Entre les arrêts, les retraites, et les départs, dix joueurs ne seront plus là la saison prochaine. Douze ont été recrutés. Quel a été la logique de ce recrutement ?

Nous sommes contents de ce que nous sommes parvenus à construire. On a gardé pratiquement tous ceux que nous voulions conserver sur la lancée de cette saison très aboutie. Nous allons recommencer avec cette bande de potes qui joue pour le maillot. Et on a recruté des profils qui nous manquaient pour apporter une plus-value à notre jeu. On ne voulait pas tout chambouler. Au final, on a un groupe de 42 joueurs, dont un tiers a été formé à Massy. Nous allons tout faire pour nous maintenir, et offrir un débouché intéressant à ceux qui suivent notre formation.

Propos recueillis par Guillaume Cyprien

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