Fédérale 2 et 3 : Le bilan des demi-finales

Ce dimanche à 15 heures avaient lieu les demi-finales du championnat de France de Fédérale 2 & 3. Retour sur les quatre matchs de ce week-end.

Fédérale 2

Orsay - Hyèrres-Carqueiranne (17-20) : Hyèrres arrache la finale

Au terme d’un match viril, mais pas toujours correct – en attestent les trois cartons jaunes distribués de part et d’autre – les joueurs d’Hyères Carqueiranne La Crau arrachent leur qualification en finale de Fédérale 2. Et s’ils ont globalement dominé la rencontre, les Varois ont connu toutes les peines du monde à se défaire de leurs adversaires du jour. Face à des Essonniens bien en place défensivement, les joueurs du RCHCC devront attendre la 76e minute et une énième pénalité de Viard sur la ligne médiane pour valider leur ticket en finale. La physionomie de la rencontre ? S’ils ont outrageusement dominé la première période, les Hyérois sont tombés sur des Franciliens agressifs sur l’homme et ont dû attendre la 17e minute et un exploit de Poujol (qui récupérait un jeu au pied avant de prendre son vis-à-vis de vitesse) pour inscrire leur unique essai de la rencontre. La suite ? À trop vouloir jouer et à cause d’un criant manque de réalisme, les joueurs d’Hyères Carqueiranne auraient pu se prendre les pieds dans le tapis. Car malgré leur main mise sur le match, les joueurs de Martin Jagr encaisseront un essai de quatre-vingts mètres peu avant la demi-heure de jeu (Genestier 28e). La tendance s’inversait et les Franciliens semblaient en passe de jouer un mauvais tour aux Hyérois. Un nouvel essai de Genestier (54e) permettait même aux Essonniens de prendre le large (17-11). La messe était alors dite ? Que nenni, puisque les Varois retrouveront enfin leur rugby après l’heure de jeu et, dans le sillage d’un Viard de gala (deuxième buteur qui réussissait un trois sur trois face aux perches) ils referont petit à petit leur retard. Menés 17-11 à la 55e minute, les Sudistes finiront par s’imposer 20-17 au bout du suspens.

Par Pierrick ILIC-RUFFINATTI

 

Hendaye - Bergerac (16-20) : Bergerac était plus fort

Pas un supporter des deux équipes ne manquait à l’appel pour le coup d’envoi de cette demi-finale. Pas de période d’observation malgré la coupure de trois semaines. C’est Bergerac qui rentre le mieux dans le match, bien aidé par une grosse faute de main de l’ailier basque devant sa ligne. Sur la mêlée qui suit, le numéro 8 bergeracois marque sur un petit côté d’école. Les hommes de Bertin dominent par ces avants poussant régulièrement les Hendayais à la faute et aggravent le score par son buteur. Il faut attendre la pause fraîcheur pour voir enfin les blancs réagir est marquer leur premier point suite à une faute au sol. La chaleur commence à faire son effet le match devient plus haché les arrêts de jeu se multiplient, le match perd en intensité. Bergerac continue à dominer par sa bonne conquête laissant peu de ballon aux basques qui réussissent à revenir dans le match grâce à une pénalité. Ballottage favorable pour Bergerac à la mi-temps. Après la pause les hommes d’Arrate reprennent la pression sur le renvoi mais le buteur des blancs et noirs n’est pas en réussite et laisse de l’espoir aux basques. Hendaye joue à réaction un plaquage dangereux suivi d’un carton rouge remet l’équipe dans le match. Après avoir digéré leur infériorité numérique les Dordognots reprennent leur domination et marque un essai sur un très bon groupé-pénétrant qui scelle le sort du match. La dernière relance des trois-quarts basques qui finit derrière la ligne laissera des regrets aux nombreux supporters hendayais, mais aujourd’hui le plus fort a gagné.

Par Jacques LAFON

 

Fédérale 3

 

Tours - Vinay (19-18) : Tours passe sur le fil

Plus méthodique, les joueurs de Tours on sur revenir dans le match sur des pénalités de Petit répondant de la sorte à un début tonitruant de Vinay. Un drop de Villard après deux pojnts de fixation ouvrait la marque. En réponse, Petit passait sa première pénalité de l’après-midi. Après de percussions de Fayen Breil, Falque se trouvait dans len-but. À 10-3, Vinay prenait logiquement les devants malgré la puissance de la mêlée tourangelle. C’était dans l’axe que les joueurs de Julien Dartheval trouvaient la solution. pénalisés après des fautes au sol, Vinay était contraint de céder sous la précision de Petit. (10-9, pour les Isèrois au repos). Plus vite en jambes à la reprise, l’US Tours prrenait les devants par un essai de Souilé. À 16-10, l’UST reprenait force et vigueur dans les fondamentaux mais était plus qu’ennuyée par la volonté, la hardiesse et le courage de Vinay. Qui revenait à un point sur une pénalité de Magallon puis totalisé toujours par le même Magallon. À 18-16, Les Isèrois déployaient des trésors de volonté. Ils prenaient le score même réduit à quatorze depuis la la 48e minute Dans ce duel où aucun cadeau n’était fait, Petit passait la pénalité de la gagne. Tours validait son billet pour la finale après avoir souffert.

Par Michel PREMOSELLI

 

Tournefeuille - Périgueux (12-29) : Périgueux toujours intouchable

C’est devant de nombreux supporters, sous un soleil de plomb et sur une très bonne pelouse Souillagaise, qu’était donné le coup d’envoi de cette demi-finale de Fédérale 3 entre deux belles équipes : Périgueux, invaincu de la poule 16 et Tournefeuille deuxième de la poule 12. C’est Tournefeuille qui donne le coup d’envoi et sur la réception les Périgourdins vont aller s’installer dans le camp des Hauts Garonnais. Sur une pénalité Bourgeois pour Périgueux allait ouvrir le score dès la 4e. Tournefeuille réagissait, le jeu s’équilibrait, mais Périgueux faisait donner ses avants et après 3 mêlées successives et un ballon gagné, l’ouvreur Vergnaud marquait sous les poteaux, avec la transformation : 10 à 0… le premier « break » était fait… Tournefeuille ne se décourageait pas et sur une belle attaque classique, le centre Desprez remettait son équipe dans les « clous » d’autant que la transformation était réussie 10 à 7 aux citrons pour Périgueux, rien n’était fait. Le coup d’envoi de la deuxième mi-temps donné par Périgueux qui jouait avec le soleil dans les yeux et contre un léger vent de face. Des Périgourdins qui faisaient jouer leurs trois-quarts et offraient un spectacle de qualité face à une équipe de Tournefeuille qui elle aussi était joueuse et ne voulait rien céder… Jusqu’à la 50e où l’ouvreur Vergnaud reprenait une belle « chistera » du capitaine Costanzo… avec la transformation 17 à 7. On approchait de l’heure de jeu, les organismes souffraient par cette chaleur mais les 30 acteurs continuaient à offrir du jeu… pour le plus grand plaisir des spectateurs. A la 65e sur une énième attaque l’opportuniste Vergnaud était, pour la 3e fois de l’après-midi, à la conclusion d’une belle attaque Périgourdine qui, à un quart d’heure de la fin creusait un écart conséquent… qui allait devenir définitif à la 78e’avec un groupé pénétrant du « pack » au pied des poteaux pour inscrire leur quatrième essai. Dans un « baroud » d’honneur Tournefeuille inscrivait son deuxième essai par un des meilleurs joueurs sur le terrain l’arrière Damien Lyet… mais c’était trop tard face à cette grosse équipe Périgourdine.

Par Jean-Claude CRISTOL