• Direction San Francisco !
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Compétitions

Direction San Francisco !

Les bleues ont validé leur billet pour les Championnats du monde qui se tiendront à San Francisco en juillet 2018. Une qualification qui marque la validation de leur objectif prioritaire.

Ça y est, c’est fait. L’objectif après lequel les Bleues couraient depuis le début de la saison est enfin atteint. Les Françaises ont gagné le droit de participer à la grand-messe du VII féminin que seront les championnats du monde à San Francisco les 20,21 et 22 juillet 2018. Mieux, elles ont égalé leur meilleur résultat de la saison en décrochant la quatrième place cette ultime étape des World Series. Les Bleues, qui ont confirmé leur montée en puissance entrevue sur les derniers tournois mondiaux, n’ont pas laissé la moindre place au hasard, ni au suspens. Faciles vainqueures des coriaces Fidjiennes avec un doublé de Jade Le Pesq et un autre essai de Shannon Izar, les Tricolores ont rapidement basculé sur la deuxième rencontre, face à l’Espagne : « Nous avons vu à la vidéo que les Espagnoles laissent des espaces sur les extérieurs… », nous confiait la capitaine Montserrat Amédée. Le staff tricolore avait vu juste. Deux heures après, Chloé Pelle marquait deux essais aux Ibériques dans les couloirs des cinq mètres. Une seconde victoire qui envoyait les Bleues en quarts et validait par là même leur participation à San Francisco puisque les Anglaises avaient essuyé, dans le même temps, deux lourds revers face à la Russie puis au Canada. Sauf qu’il est bien connu que les femmes en veulent toujours plus… À commencer par Chloé Pelle, très en vue sur le week-end : « Nous n’avons jamais vaincu les Australiennes, on veut le faire ce soir ! » Les coéquipières de la star australienne Charlotte Caslick promettaient un défi de taille pour les Tricolores. Un défi néanmoins relevé puisque les championnes Olympiques en titre ont dû puiser dans leurs ressources pour s’imposer. Vaincues deux essais à trois (20-17, dont un doublé de la capitaine Amédée), les Françaises ont payé cher quelques maladresses commises. La qualification en poche et le « selfie victoire » réalisé avec Bernard Laporte dans les vestiaires, on aurait pu se dire que les Tricolores allaient lever le pied le dimanche, pour les phases finales…

Les Bleues tiennent leur revanche sur la Russie

En réalité, ce fut tout le contraire. Opposées en quart de finale aux Russes qui les avaient battues la semaine précédente à Malemort sur le circuit européen, les coéquipières de Marjorie Mayans ont pris leur revanche grâce à une solidarité défensive remarquable et deux essais de Pelle et Le Pesq, encore elles : « C’était notre revanche, on voulait frapper un grand coup contre les Russes et montrer qu’on était bien présentes sur la scène européenne », insistait Amédée après la rencontre. Une détermination illustrée par cette séquence défensive de quatre longues minutes sans la moindre interruption de jeu, le tout sous un soleil caniculaire, au cours desquelles les Tricolores ont acculé les Russes dans leur camp. En prenant leur revanche sur les Slaves, les Bleues s’offraient un autre privilège : celui d’affronter en demie les Néo-Zélandaises qui avaient déjà remporté les World Series avant même de disputer la finale. Dominées 21-7 malgré une prestation pleine de hargne, les coéquipières de Montserrat Amédée ont commis quelques erreurs que leurs adversaires ont automatiquement sanctionnées par des essais : « C’est cette capacité qui nous manque encore par rapport aux meilleures », expliquait le manager François Duboisset après le match. Une carence qui s’est encore vue dans la petite finale, puisque les Tricolores manquèrent deux occasions de marquer dans le premier acte. Deux tentatives qui se soldèrent par des contres assassins, notamment ceux de la Canadienne Charity Williams qui porteront le score à 36-7. En terminant à la quatrième place de ce tournoi, les Bleues ont réédité leur meilleure performance cette saison, glanée à l’étape de Langford. Voilà qui prouve qu’elles sont bien de retour au premier plan. Maintenant, leur défi sera de se hisser dans le top 3 du VII féminin mondial.

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