XV de France : La bourse des joueurs

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Ça y est, la tournée en Afrique du Sud est (enfin) terminée. Après trois tests matchs, la France repart fanny du pays des Boks. Pourtant, les performances n'ont pas été les mêmes pour tous les joueurs. Retrouvez les appréciations individuelles de l'équipe de France.

En hausse :

Au cœur d’une tournée parquée par trois défaites et plus de cent points encaissés, les bonne notes individuelles se comptent évidemment sur les doigts d’une main. Et même de la moitié d’une main… À ce titre, les performances du pilier Jefferson Poirot constituent probablement la meilleure nouvelle de cette tournée d’été. Solide en mêlée, le Bordelo-Béglais a posé assez de problèmes aux Springboks pour inciter ces derniers à tenter un pari en changeant de pilier droit lors du troisième test. Mais surtout, Poirot s’est montré actif et mobile dans le jeu, au point d’être un des seuls avants français à rivaliser sur le plan du dynamisme et du déplacement avec les Sud-Africains. Le constat vaut aussi pour Yacouba Camara qui, malgré quelques fautes évitables, s’est avéré un des meilleurs tricolores durant cette tournée. Hasard ou coïncidence, les deux hommes faisaient partie des avants les plus frais pour cette tournée, en raison de saisons perturbées par les blessures (13 titularisations en club pour l’un, 8 pour l’autre)... Enfin, chez les trois-quarts, Damian Penaud aura été la révélation du deuxième test, même si ce dernier a pu mesurer lors du troisième l’étendue du travail pour exister durablement en sélection comme en club, où il devra hausser son niveau pour surmonter la concurrence de Wesley Fofana et Rémi Lamerat.

Stable :

En première ligne, s’il a alterné le bon et surtout moins bon, Rabah Slimani a assuré le minimum à droite, disputant deux tests malgré une blessure à l’épaule. Eddy Ben Arous, blessé lors du deuxième test, n’a pas pu défendre correctement ses chances mais reste une valeur sûre, tout comme le capitaine Guilhem Guirado et son suppléant Clément Maynadier, lequel a profité de la blessure de Camille Chat pour engranger du temps de jeu. Xavier Chiocci s’est accroché. En deuxième ligne Yoann Maestri s’est comporté tel qu’en lui-même, sans que cela ne permette de convaincre ses détracteurs. Moins virevoltant que durant le Tournoi, Kévin Gourdon a eu du mal à trouver des espaces, tout comme Gaël Fickou, à qui on accordera la circonstance atténuante d’avoir évolué à un poste de premier centre qu’il apprécie moins. De leur côté, Yoann Huget (séché par Kolisi) et Henry Chavancy (entorse de la cheville) n’ont pu défendre correctement leurs chances mais n’ont pas déçu, tandis que Jules Plisson a évolué au niveau où il était attendu, sans pour autant avoir démontré de franche progression sur ses points faibles. Enfin, pour ses premiers pas, Nans Ducuing n’a pas convaincu, démontrant une franche envie de bien faire mais sans parvenir à s’imposer.

En baisse :

S’il a passablement redressé la barre lors du troisième test, la tournée de Louis Picamoles demeure un échec, dans un pays qui lui réussit décidément mal. Globalement, face aux monstres sud-africains, les habituels porteurs de balle que sont Uini Atonio, Loann Goujon ou Romain Taofifenua ont déçu, perdant des points par rapport à leur concurrence. Toujours aussi généreux, Bernard le Roux a encore connu beaucoup trop de déchet, à l’image de sa faute de défense lors du deuxième test sur l’essai d’Oosthuizen. Contré en touche, Julien Ledevedec a lui aussi vécu une tournée difficile, au point de la terminer hors du groupe. Au poste de pilier, Mohamed Boughamni n’a pas réussi à lever les réserves concernant sa forme physique, au point que l’option d’un repositionnement de Xavier Chiocci à droite semble de plus en plus dans les tuyaux. Derrière un pack dominé, Baptiste Serin s’est montré moins inspiré qu’à l’accoutumée, conservant néanmoins une longueur d’avance sur Maxime Machenaud et Antoine Dupont dans une hiérarchie qui demeure inchangée. Le constat apparaît plus sévère pour François Trinh-Duc, qui a clairement manqué son retour lors du deuxième test, et est passé du rôle de deuxième ouvreur (derrière Lopez) à celui de troisième choix. À l’aile, Virimi Vakatawa a rarement été performant(comme lors du premier test), souvent décevant et même mauvais, comme lors du troisième. Fidèle à son habitude, en fait…Enfin, à l’arrière, le problème n’a pas avancé d’un iota entre Scott Spedding et Brice Dulin, aucun d’entre eux n’ayant réussi de performance décisive. Au point d’inciter le staff à chercher son bonheur ailleurs à l’automne ? Encore faudrait-il qu’un troisième larron se déclare… Quant à Jonathan Danty et Anthony Jelonch (non utilisés), Paul Jedrasiak ou Vincent Rattez, leur apprentissage du haut niveau va devoir se poursuivre.

Nicolas Zanardi
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